Ah tu verras !

18 novembre 2018

Le pessimisme de la raison, l'optimisme de la volonté. (Antonio Gramsci)

Dans la problématique des migrants, l'optimisme de la volonté est de se battre pour le respect des droits humains concernant les personnes exilées, de se battre pour un accueil digne et humain de ces personnes, se battre pour que le fait de s'exiler ne signifie pas automatiquement mise en danger de sa vie et mise sous la coupe de mafias de trafiquants, se battre pour porter secours à ces personnes qui risquent leurs vies dans une traversée désespérée de la Méditerranée.

Le pessimisme de la raison est, à partir d'une volonté de voir clair, de ne pas se faire d'illusions, de bien considérer la situation concrète afin de ne pas surestimer sa force dans un combat incertain. Mais une mauvaise utilisation du pessimisme de la raison peut être démobilisateur ou, même, avoir des conséquences indésirables.

Les causes du mouvement migratoire sont principalement :

1- Les guerres ; 2- Le pillage économique ; 3- Le dérèglement climatique.

Il y a un consensus à la gauche de la gauche sur cette caractérisation des causes.

Mais le pessimisme de la raison conduit certains à dire (je l'ai entendu tout récemment par un haut responsable syndical) : le phénomène migratoire est non seulement irréversible mais il va s'amplifier.

Autrement dit, ce pessimisme de la raison conduit à dire qu'on ne peut pas arrêter les guerres, qu'on ne peut pas arrêter le pillage économique qui se perpètre par des accords commerciaux avec lesquels les pays dominants, dont la France, tuent l'économie des pays dominés, qu'on ne peut rien faire en matière d'écologie et de prévention des risques.

Non, il n'y a rien d'inéluctable, ni de souhaitable, ni d'indésirable dans le phénomène migratoire.

L'optimisme de la volonté demande de lutter contre les guerres, contre la domination économique, contre les causes supposées du dérèglement climatique pour qu'une personne qui émigre le fasse par choix libre et non par contrainte.

 

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Intégration-désintégration européenne.

Autrefois on entendait par les partisans comme par les adversaires de l'intégration européenne "nous avons fait l'Europe économique mais pas l'Europe politique". La crise de l'Union Européenne ne permet plus aux eurocrates et europhiles de parler facilement d'intégration économique mais on veut toujours justifier la crise par un manque d'Europe politique.

Idée complètement fausse. L'Europe économique n'existe pas puisque les législations sur l'économie, le travail, les garanties sociales, etc. des différents états ne sont pas harmonisées. En revanche la Commission Européenne, pratiquement affranchie du contrôle du Parlement Européen, donc du suffrage universel, dicte sa loi dans tous les domaines à des gouvernements qui acceptent cela de bon gré, puisque ce sont eux qui nomment les commissaires. C'est ainsi que la politique ultra libérale s'impose aux citoyens européens. Les gouvernements nationaux y trouvent leur compte puisqu'ils se défaussent de leur responsabilité sur la Commission.

Comment une telle idée fausse, l'Europe politique n'existerait pas, peut-elle devenir à ce point un lieu commun ?

Pour comprendre il faut considérer comment se construit une entité politique, commune, région, état.

C'est la géographie qui impose sa marque en ce domaine. Des relations humaines se nouent sur le principe du voisinage et forment des entités politiques. Il ne faut surtout pas négliger le temps historique qui permet de construire ces entités. Un état, la France par exemple, ne peut s'envisager que comme association de régions, elles mêmes associations d'entités plus restreintes. À chaque niveau l'Histoire donne des règles de solidarité entre ces entités et des compétences à chacune. À chaque niveau l'Histoire a transféré des compétences d'un niveau d'entité politique à un niveau plus large.

Les divers gouvernements français imposent le regroupement de communes, de régions, avec l'argument de prétendues économies budgétaires et de mise en conformité avec le projet européen. Cela donne un dangereux résultat : on entend déjà certains présidents de région parler de préférence régionale. C'est à dire que les solidarités entre entités politiques, résultats de siècles d'élaboration, sont remises en question. Remarquons que le processus de regroupement de communes et de régions s'accompagne d'un dessaisissement de compétences de l'État vers les régions, par exemple dans le droit du travail, exactement à rebours du processus historique de formation de l'État. Il n'est pas sûr que l'on y gagne en démocratie mais il est certain que l'on y perd en solidarité. Les tenants de la "construction" européenne avancent depuis toujours que leur but est de dépasser les nationalismes. Au lieu d'avoir une trentaine de nationalismes nous allons vers deux cents régionalismes. Diviser pour régner ?

La formation des états-nations européens a duré des siècles. La "construction" européenne a été imposée en quelques années. Est-ce la continuation du processus historique de regroupement d'entités politiques ? Regrouper les états nationaux dans un ensemble plus large ?

Il faut ici faire intervenir la notion de pertinence d'une entité politique, pertinence par rapport aux prises de décision et au respect de la démocratie. Autrement dit, quelle est l'instance politique et quels sont les responsables politiques qui doivent rendre des compte aux citoyennes et aux citoyens?

Le rôle de défausse de responsabilité que joue la Commission Européenne en faveur des gouvernements nationaux a déjà été remarqué. Cela fait partie d'un discours plus général qui raconte l'impuissance des politiques face aux puissances financières. Une impuissance qui est politiquement voulue et qui est une des causes de l'abstention importante aux élections. Pourquoi voter pour des personnes se disant impuissantes ?

Mais le rôle véritable de la Commission est de faire croire que les états-nations ne sont plus les instances pertinentes devant rendre compte aux citoyennes et aux citoyens. Il y a là un dénis de démocratie à double entrée : pratiquement il n'y a plus d'instance pertinente et la perte de compétence des états-nations n'a pas été voulue par les peuples. Ce manque de mandat populaire est le résultat d'un temps historique trop court pour mettre au point un tel glissement de compétence, d'une volonté délibérée des oligarques européens de ne pas consulter les peuples, ou de le faire avec beaucoup de parcimonie, ou de ne pas tenir compte de l'avis des peuples quand ils ont pu en exprimer un. Pour mémoire : les danois et les irlandais ont dû revoter pour le même référendum après un premier vote qui n'avait pas plu aux oligarques ; les français et les néerlandais ont vu leur vote contre le Traité de Constitution Européenne bafoué.

Pour toutes celles et tous ceux qui veulent lutter pour l'émancipation des peuples, la fin de l'exploitation, la fin d'un système qui reporte entièrement sur les classes populaires le coût de la crise que le système lui même engendre, il est important de bien comprendre quelles sont les instances pertinentes dans lesquelles situer le combat.

Que n'a-t-on pas entendu que vouloir se battre au niveau de la France est inutile et que la seule lutte qui compte doit être menée au niveau européen, voire mondial.

Ce discours est en pratique un formidable facteur de démobilisation. Mais surtout est une énorme erreur stratégique.

Si on abandonne le cadre national pour mener les luttes il n'y a plus de cadre pertinent pour obtenir des résultats. Il reste souhaitable et essentiel de rechercher des coordinations internationales pour les luttes. Mais comment, par exemple, lutter et gagner contre le démantèlement du code du travail en France ? Attendre que les différentes législations soient harmonisées par le bas pour qu'on puisse lutter au niveau européen ? De même comment lutter et gagner contre le démantèlement des services publics en France ? Contre les cadeaux aux entreprises françaises au détriment du pouvoir d'achat et des prestations sociales des salariés ? Quelle est la pertinence du niveau européen dans ces questions ?

Tout cela montre qu'un discours excluant à priori la sortie de la France de l'Union Européenne ne contribue pas à armer les es populaires pour leur combat émancipateur.

La sortie de l'Union Européenne n'est pas inéluctable mais elle doit être envisagée si elle est la condition pour gagner.

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08 novembre 2018

Tu quoque Mordillat

"Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres".

On peut compléter cette idée de Gramsci en disant que dans ce clair-obscur il est difficile de garder le cap, et même les meilleurs se perdent.

Mordillat, mon écrivain préféré, celui dont j'ai dévoré tant de livres, même lui se perd.

Écoutons-le.

1) La gauche doit s'unir sinon on ne vote pas.

2) La gauche doit s'unir mais sans Mélenchon ni Besancenot.

3) La gauche doit s'unir pour gagner.

Que n'a-t-on pas entendu de réprimandes, condamnations contre les abstentionnistes. Mais que disent, plus ou moins consciemment les abstentionnistes ? "Vous continuez la même politique, droite ou "gauche", alors on ne vote pas". La menace de Mordillat ne propose aucun pas en avant sur la question. La gauche doit s'unir mais pour faire quoi ?

L'exclusion à priori de Mélenchon et Besancenot donne un aspect bizarre à la volonté affichée d'union. Ces deux exclusions ont en commun que la France Insoumise et le Nouveau Parti Anticapitaliste ont des positions claires sur le sujet de l'élection, c'est à dire sur l'Europe. Je ne veux ni ne peux défendre le point de vue du NPA.

En revanche le point de vue de la France Insoumise est : les propositions que nous faisons, politiques, sociales, écologiques, sont en contradiction avec les traités européens, nous disons donc qu'il faut sortir des traités.

S'unir pour gagner mais pour faire quoi ? Combien de fois la "gauche" a gagné sans que cela ne transforme rien du tout. Pour mémoire, du temps de Jospin premier ministre, douze pays sur quinze étaient gouvernés par la Sociale Démocratie mais rien n'a changé en Europe. Alors la coalition que Mordillat propose, on l'a déjà vue à l'œuvre : elle n'a aucune cohérence idéologique et finirait, dans le cas miraculeux où elle aurait un rôle à jouer, comme a fini Tsipras qui a capitulé et qui maintenant trahit.

Sans plan B il n'y a aucun plan.

Allez Mordillat, il faut retrouver ses esprits.

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Les mouches ont changé d'âne.

"Les mouches ont changé d'âne" disait Roger Couderc, commentateur passionné de rugby, quand le cours du jeu s'inversait et que l'équipe qui était en difficulté reprenait du poil de la bête.

On pourrait reprendre cette métaphore pour d'autres situations et d'autres sens.

Il fut un temps où les journaux de la bienpensence, surtout "Le Monde", journal de "révérence", et "Libération", libertaire affiché mais libéral dans l'ultra, donnaient beaucoup de place aux "transfuges" du Parti Communiste Français. Garaudy, Juquin sont restés dans les mémoires. Les moindres dissensions, recueillies par des méthodes de voyeur à travers le trou de la serrure, étaient montées en épingle. Puis, petit à petit, "les mouches ont changé d'âne". Les enjeux à l'intérieur du Parti Communiste, dont la direction avait et a pour seule boussole "comment avoir des élus", au prix de savoir d'abord à quoi ils doivent servir, parti dont les militants admirables, héritage du passé largement dilapidé, représentent le seul signe de vie de ce parti sans tête et sans stratégie, les enjeux disais-je, ne sont plus intéressants, ne peuvent plus peser sur la politique du pays.

Ainsi par exemple le fait que la direction du Parti Communiste soit mise en minorité, fait qui n'a pas été négligé par les médias, aurait fait un tout autre tintamarre dans un contexte ou le Parti Communiste pouvait représenter ou participer à une alternative crédible.

Alors en ces temps d'établissement de listes pour les élections européennes, comme les places sont limitées, il y a des mécontents et des mécontentes. Et quand une mécontente quitte la France Insoumise, pour aller chez Hamon, vraiment quelle idée, une grande place lui est faite dans la bienpensence, en particulier dans "Libération".

Oui, les mouches ont changé d'âne et dans ce sens cela me réjouit.

Ce qui en revanche m'attriste, mais confirme que le sectarisme gagne en période de crise politique, c'est que des communistes se régalent de répercuter l'article de "Libération". Ils, elles ont la mémoire courte, et pourtant il n'y a pas si longtemps ils, elles, utilisaient l'expression "merdias".

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29 octobre 2018

Dissoudre le peuple ?

Le mécontentement de plus en plus grand du peuple contre la politique du pouvoir devient difficile à contenir. L'extrême droite tente de le récupérer à l'occasion du mot d'ordre de blocage du 17 novembre.

L'extrême droite récupère depuis longtemps le mécontentement populaire. L'abandon par la gauche de la prise en compte sérieuse de ce mécontentement est le facteur essentiel de réussite de cette récupération. Idéologie oblige : la mondialisation c'est bien, l'abandon de souveraineté c'est bien, il est donc impossible de pouvoir agir contre les méfaits de la finance, ce discours aboutissant à une soumission, voire une complicité avec l'oligarchie financière, voici les modalités de ce que l'on peut appeler la trahison de la gauche.

La droite a joué un rôle désastreux aussi. Par opportunisme elle a de plus en plus épousé les thèmes de l'extrême droite donnant à celle-ci de la visibilité et banalisant son idéologie.

La gauche anticapitaliste a trop souvent accepté la coopération avec la gauche socialiste et elle est donc apparue comme complice. Cela peut paraître injuste, mais il faut dire que cet aspect de la politique a été grandement négligé, en particulier par la direction du Parti Communiste.

Mais il y a un ingrédient qu'il faut mettre en évidence et le mot d'ordre pour le 17 novembre en donne l'occasion. Il s'agit de ce qu'on peut appeler les leçons de morale (illégitimes) que l'on donne au peuple. Quelques exemples : combien a tardé la prise en compte du sentiment d'insécurité dans les quartiers populaires, sentiment longtemps jugé non justifié et malsain ; combien de moqueries et d'admonestations contre l'attraction du sport, le football surtout ; on peut aussi se souvenir de la scandaleuse réaction de ce qui se considère élite culturelle et politique sur le fait que les gens se sont rués sur la promotion de nutella.

Oui, on peut regretter que la mobilisation n'arrive pas à se faire sur des objectifs plus essentiels : sécurité sociale, service public, code du travail, etc. Mais inutile d'en tenir responsable le peuple, il faut au contraire s'interroger sur les responsabilités de celles et ceux dont le rôle est l'organisation de la mobilisation et qui échouent.

Le 17 novembre les gens vont peut être se mobiliser sur un objectif précis, le prix exorbitant du carburant. A-t-on le droit de leur faire la leçon ? Le diesel c'est mal, les transports en commun et gratuits c'est bien, faire du vélo c'est bon pour la santé, le covoiturage c'est sympa, etc...C'est à dire remplacer un objectif limité mais largement partagé par des éléments de projet de société, bons certes, mais de réalisation lointaine ?

Je ne sais pas encore s'il faut ou non appeler à l'action le 17 novembre. Mais je crains qu'une nouvelle fois on donne à l'extrême droite l'occasion de récupérer la colère légitime.

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19 octobre 2018

Qui a fait la courte échelle à Micron ?

Il est un lieu commun de dire que Micron a été élu grâce au soutien immense de l'oligarchie financière qui a utilisé jusqu'à la corde les médias dominants sous sa coupe. Mais cette utilisation des médias dominants n'était pas suffisante. L'oligarchie craignait d'avoir Jean-Luc Mélenchon au deuxième tour. Micron contre Le Pen c'est gagné à coup sûr, Micron contre Mélenchon...Il y a un doute.

L'observation des comptes de campagne des cinq candidats arrivés en tête fait apparaître que Micron a dépensé le plus suivi, devinez, de Hamon qui pour trois mois de campagne a dépensé quinze millions, cinq de plus que Mélenchon dont la campagne a duré plus d'un an.

Mais c'est bien sûr ! Comment faire pour ne pas avoir Mélenchon au deuxième tour ? Hamon est là pour cela. On se demande comment peut-il réunir autant de millions pour sa campagne.

On se demande mais, peut-être, que quand on est le compagnon d'une responsable haut-placée de LVMH on est donc directement relié au monde des multimilliardaires.

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Watergate à la française.

Le président des États Unis Richard Nixon fut destitué pour avoir voulu espionner le parti d'opposition en faisant poser des micros dans les locaux de ce parti.

En France aujourd'hui on fait beaucoup mieux, pas besoin de micros, on envoie une enquête préliminaire diligentée par un procureur dont la qualité de juge est niée par la Cour Européenne. On peut ainsi avoir tous les fichiers, les agendas, tout, même les souvenirs de la vie privée...Et comme la procédure n'est pas respectée, toutes ces données sont maintenant aux mains du Ministère de l'Intérieur, donc aux mains du président Micron.

Destitué pour un micro...

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18 octobre 2018

La morra chinoise

Avec l'opération de police politique menée contre la France Insoumise les médias dominants se sont déchaînés contre Jean-Luc Mélenchon. On peut éventuellement lui reprocher de parler fort mais par rapport aux fautes avérés d'autres politiciens, à commencer par Micron lui-même, c'est un peu léger.

On commence à voir, heureusement, des articles et des déclarations qui s'interrogent sur l'indépendance de la justice. Mais la réflexion, noyée dans des calculs politiciens, n'est pas d'un très bon niveau. Sans être simpliste on peut tout de même avancer des idées simples qui, si elle sont négligées, c'est souvent par calcul.

Un argument qu'on veut opposer à Mélenchon est qu'il veut, en tant que député, se soustraire à la justice. Mais pourquoi la justice, dans l'application de sa mission, devrait se soustraire à l'appréciation du peuple donnée par ses représentants ?

Pourtant Montesquieu l'a bien analysé depuis plus de deux siècles.

La séparation des trois pouvoirs (aujourd'hui on veut parler aussi du quatrième pouvoir, le médiatique, mais allons y doucement) exécutif, législatif et judiciaire ne signifie pas qu'il y a une hiérarchie naturelle entre les trois. Il faut envisager que chacun des pouvoirs doit, dans des modalités à préciser, rendre des comptes aux autres.

Les juges doivent vérifier que la loi que les parlementaires définissent est respectée par l'exécutif qui l'applique et  qu'elle est définie par les parlementaires dans des conditions respectueuses de la constitution. Donc le pouvoir judiciaire contrôle l'exécutif et le législatif.

Mais ce contrôle doit s'effectuer dans le respect de la loi. Autrement dit, le pouvoir judiciaire doit aussi rendre des comptes à l'exécutif et au législatif dans des modalités prévues par la constitution.

Le jeu de la morra chinoise est une métaphore de ce qu'il faut mettre en place.

Deux joueurs tendent la main simultanément avec trois positions possibles pour leur main : le poing fermé représente le caillou, la main ouverte représente la feuille, deux doigts pointés représentent le ciseau.

Le caillou perd devant la feuille, la feuille perd devant le ciseau et le ciseau perd devant le caillou.

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L'intimidation fonctionne un petit peu.

L'opération de police politique contre la France Insoumise et le Parti de Gauche a pour but d'intimider.

Le prétexte principal de cette opération est le soupçon d'emplois fictifs pour des collaborateurs de Jean-Luc Mélenchon quand il était député européen.

Ce soupçon concerne une vingtaine de député-e-s représentant tout l'arc politique, de l'extrême gauche à l'extrême droite.

Vu le manque de soutien à la France Insoumise, surtout de ceux qui sont ou se disent de gauche, on peut dire que l'opération de police politique a partiellement réussi dans son objectif d'intimidation.

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17 octobre 2018

Montrer que l'on est prêt.

Lundi 15 octobre 2018 un budget alternatif a été présenté par le mouvement La France Insoumise. C'est un fait politique majeur.

La rafale de perquisitions hors norme et hors la loi qui s'est déroulée le 16 octobre dans les domiciles et les locaux des dirigeants politiques de la France Insoumise est symboliquement liée à ce fait politique majeur.

La mise au point et la publication d'un budget pour la France montre que la France Insoumise, avec celles et ceux qui partagent les mêmes objectifs fondamentaux, loin des tambouilles et alliances de circonstance, est prête à assumer la direction du pays.

Cela correspond à l'attente, aux questionnements des classes populaires. Cela correspond à la nécessaire levée des doutes qui pèsent sur la mobilisation.

Combien de fois dans les discussions, alors que l'accord est complet sur les méfaits de la politique des pouvoirs successifs serviteurs du capitalisme dans sa forme extrême, combien de fois j'ai entendu : peut-on faire autrement, la fuite des capitaux, les pressions...J'ai même entendu d'un responsable politique important qu'il ne pouvait pas approuver l'augmentation du SMIC car cela obligerait les municipalités à augmenter les impôts locaux.

Le fonctionnement des médias dominants et les agissements de la bande de psychopathes de l'Élysée font que le contre budget de la FI est passé inaperçu.

Mais pour celles et ceux qui se posent la question de la mobilisation unitaire, il est important de se saisir de ce travail qui est un outil irremplaçable pour le combat politique, un outil qui nous fait passer d'une lutte uniquement défensive à une lutte pour imposer l'alternative.

 

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22 septembre 2018

L'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette

Sur le site web de l'Humanité on peut trouver le discours du directeur du journal, Patrick Le Hyaric, prononcé lors de la fête de l'Humanité, l'unique immense fête populaire en France. Je l'ai écouté attentivement et je l'ai trouvé admirable, correspondant à ma sensibilité en tout point. Combattre le capitalisme, combattre pour plus de solidarité, combattre pour la paix...

Ce discours est en tout point (sauf un que je préciserai après) identique à celui de la France Insoumise, y compris sur le thème des migrants, comme on dit un peu trop facilement pour désigner les personnes exilées à cause des méfaits du capitalisme.

Sur ce thème j'ai retenu : accueil digne de ceux qui sont en danger, combat contre les causes des départs massifs, économiques (pillage par les pays dominants), politiques, guerres et dénonciation du patronat qui profite de la précarisation pour mettre en concurrence les travailleurs.

Trouver une différence avec les discours des représentants de la FI me semble impossible. Et pourtant que n'avons pas lu comme insultes inadmissibles, la France Insoumise flirtant avec l'extrême droite d'après ces fins observateurs de la vie politique.

Parmi toutes les insultes, il faut relever celles de Ian Brossat, chef de file de la liste communiste pour les élections européennes de 2019. Quel est le sens politique de ces insultes, venant d'un haut responsable communiste ?

J'avoue que, habitué à l'inconstance de la ligne politique de la direction du Parti Communiste Français, je ne suis pas étonné, juste indigné. Cette inconstance fait que les résultats électoraux du Parti Communiste deviennent ridicules. C'est grâce à la quantité importante de militants et militantes, dont le dévouement est un héritage du passé, héritage qui a été dilapidé en grande partie, que le Parti Communiste est encore visible dans le paysage politique français.

L'inconstance est due à la recherche de maintenir des places d'élu-e-s à tout prix. On a ainsi fait des alliances, en particulier dans la dernière période, avec les Parti "Socialiste", des alliances locales en contradiction avec un juste combat contre la politique nationale de ce même P"S". Ian Brossat est la personnalisation de ce que l'on peut appeler opportunisme politique en tant qu'éminent adjoint à la maire hollandaise Anne Hidalgo.

Revenons au discours du directeur de l'Humanité. Il se prononce pour que la France, affirmant son indépendance, joue un rôle majeur pour la paix et pour une révision des échanges commerciaux entre pays dominants et pays dominés.

Encore une inconstance : comment prétendre utiliser l'indépendance de la France et militer assez ouvertement pour qu'on reste dans l'Union Européenne. Certes, on prétend changer la nature de l'Union Européenne mais sans en donner la marche à suivre. On en reste aux vœux pieux.

Donc la direction du Parti Communiste cherche à réaliser un rassemblement en vue des élections européennes qui, avec un discours combattif (ça ne mange pas de pain) accepte la situation de l'Union Européenne sans espoir de la changer.

Ce projet devrait assurer au Parti Communiste des élu-e-s, cela au prix d'une alliance avec les béni-oui-oui de l'Union Européenne.

Voilà la vraie raison de la dérive de la part des dirigeants communistes dans la manière de pratiquer le débat sain entre forces anticapitalistes.

 

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11 septembre 2018

Hiérarchie de l'indignation.

Un des arguments relayés massivement par les médias dominants pour discréditer l'opposition anti-capitaliste est que cette opposition, dans sa diversité, soutient les dictateurs qui sévissent dans le monde.

Remarquons que l'expression "les dictateurs" est déjà une imposture : la catégorie "dictateurs" contient beaucoup plus de dictateurs que ceux dénoncés par les médias dominants, elle contient beaucoup de dictateurs mis en place et maintenus au pouvoir par les pays capitalistes dominants, la France (pas le peuple français, mais tous les gouvernements qui ont été au pouvoir) ayant un rôle de premier plan dans ce domaine.

Remarquons que le qualificatif "dictateur" est attribué de manière impropre à certains destinataires qui ont été élus et parfois réélus dans des élections incontestables dans leur tenue.

Remarquons que dans beaucoup de pays satellites des pays dominants, la situation est souvent proche de la guerre civile, le pouvoir en place utilisant directement ou indirectement, via les mafias de la drogue, une violence qui devrait indigner et alarmer tout honnête observateur, une violence qui, particulièrement pendant les campagnes électorales, fait des centaines, voire des milliers de victimes.(Ex Mexique, Colombie,...)

Remarquons que des pays alliés des États Unis sont engagés dans des guerres menées dans des conditions qui sont en fait des crimes de guerre.

Remarquons donc que la dénonciation de dictatures par les médias dominants est très sélective et à but uniquement politicien.

 

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28 juillet 2018

Politique de provocation

Les luttes sociales, bien qu'insuffisantes pour contrer la politique anti-populaire des macronnistes, sont une épine dans le pied du président Micron.

Les provocations-utilisations des violences lors des manifestations sont évidentes. On a voulu discréditer le mouvement social en lui attribuant la responsabilité des violences. L'argumentaire gouvernemental s'est beaucoup servi de ce thème.

Or quand on regarde les vidéos des manifs prises sur le vif on voit que la violence est d'abord policière et que cette violence est la conséquence de consignes données au niveau politique : il faut intimider et provoquer.

Dans ce contexte on comprend mieux les agissements de Benalla et de Crase, les deux pieds nikelés qui se prennent pour les chefs suprêmes de la police et on comprend mieux l'attitude des vrais policiers qui se laissent diriger par Benalla : ils ont des consignes et Benalla et Crase les commandent selon ces consignes. Le commissaire Mizerski, vrai policier haut gradé présent lors des faits reprochés aux deux cowboys élyséens est d'une passivité qui est en fait un encouragement. Il explique qu'il "ne concevait pas de faire la moindre observation à celui qui était, à ses yeux, un personnage de première importance".

Il est donc clair que :

1) les consignes étaient provoquer, intimider ;

2) que ces consignes étaient données au plus haut niveau.

Le président Micron fanfaronne sur un ton mussolinien en disant qu'il est le seul responsable en voulant, par cette bravade, réduire l'affaire à un petit problème sans importance que l'opposition monte en épingle.

Oui, il est responsable en chef, mais pas le seul. Les ministres, à commencer pr Collomb et Castaner, sont responsables. Les députés "La République en Marche (arrière)" qui sont godillots jusqu'à la caricature, tous ceux qui encouragent Micron dans sa ridicule posture "jupitérienne" sont responsables.

L'affaire Benalla est le symptôme d'un grave dysfonctionnement de l'exercice du pouvoir.

Il est aussi le révélateur d'une politique basée sur le mépris de la République et du peuple.

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16 juillet 2018

On n'attrape pas les mouches avec du vinaigre.

J'avance une hypothèse pour répondre à une question.

Pourquoi la majorité du peuple qui souffre de la politique au service des capitalistes et qui aurait beaucoup, tout à gagner dans la politique que nous, anti-capitalistes, préconisons, pourquoi donc elle nous fait défaut politiquement ?

Serait-ce cette impression que beaucoup d'entre nous soyons perçus comme des donneurs de leçon, des directeurs de conscience illégitimes, des dispenseurs du "savoir bien penser" ?

Serait-ce cette façon de mépriser les occasions d'avoir de la joie collective ?

Oui, nous savons comment la joie collective à l'occasion d'une victoire politique ou syndicale est d'un goût incomparable. Mais pourquoi faire comme si seules ces joies collectives seraient dignes.

En somme, serait-ce cette manière de se montrer pisse-vinaigre, particulièrement mise en évidence pendant le Mondial de football, qui peut faire craindre à la majorité du peuple qui nous fait défaut que nous préconisons une société sans joie ?

 

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21 juin 2018

Être définitivement humaniste : combattre le capitalisme.

Les mauvais médecins combattent les symptômes et ignorent les causes. C'est ainsi que l'on peut voir les prises de position majoritairement mises en valeur dans les médias dominants en ce qui concerne la problématique du mouvement migratoire.

Des populations relativement importantes (en valeur absolue, par rapport à la population mondiale ce n'est pas une marée irrésistible...) se déplacent et cherchent dans d'autres pays un mieux vivre, plus de liberté, le salut face à des menaces mortelles.

Tout d'abord il faut accorder à ces populations tout ce que le droit humanitaire que la France, les USA, les pays européens sont si prompts à se vanter de défendre et de représenter. Les "valeurs", "l'état de droit", sont les éléments de langage très utilisés par les pays dominants. Qu'ils les appliquent donc en ce qui concerne l'accueil des migrants.

Il faut ensuite diagnostiquer les causes de cet état de fait.

Les pays dominants s'immiscent dans les affaires des autres pays dominés économiquement. Les pressions économiques sont flagrantes. Les ingérences se font sans aucune retenue. On bombarde, on mène des guerres plus ou moins ouvertes, on soutient des despotes qui sont à la solde des grandes compagnies capitalistes et exploitent leurs peuples au profit des ces compagnies.

Quand on sait comment les États Unis interviennent depuis des décennies en Amérique Latine pour favoriser leurs intérêts économiques on ne peut qu'être révolté par l'idée d'un mur anti immigré à la frontière avec le Mexique.

Quand on sait comment la France intervient militairement dans plusieurs pays d'Afrique on ne peut qu'être révolté par les propos et agissements de notre président et de notre ministre de l'intérieur : expulser, refouler les migrants est leur obsession.

Il est urgent de modifier en profondeur la nature des échanges internationaux, particulièrement avec l'Afrique et l'Amérique Latine.

Les pays dominants doivent arrêter le pillage économique. Il faut promouvoir des échanges bilatéraux sur la base d'intérêts communs. Il faut cesser l'ingérence économique et politique et donc cesser les interventions militaires sans mandat légal de l'ONU.

Il faut donc combattre le capitalisme.

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14 mai 2018

Dauphiné-Libéré et Echirolles

Voici un exemple des méfaits d'un journalisme sans déontologie. Je consulte presque quotidiennement sur le site du Dauphiné-Libéré les articles concernant la ville d'Échirolles.

Un article sur le budget de la municipalité fait référence à l'appréciation de la Cour Régionale des Comptes. Le sous-titre de l'article est "Il y aura probablement le dépôt d'une plainte". Tout juste si on ne nous dit pas qu'il y a corruption caractérisée et que le maire sera mis en examen...

Une recherche sur internet me donne accès au rapport de la Cour Régionale des Comptes. Je lis un rapport mesuré qui met l'accent sur un certain surendettement de la commune, sur des choix discutables d'un point de vue politique, mais pas d'un point de vue moral.

Dans cette recherche je trouve la réponse du maire, argumentée, faisant état des difficultés de la population de la ville, dont le revenu moyen est faible, ce qui explique certains choix budgétaires.

Je trouve donc une controverse politique normale entre institutions, Cour Régionale d'un côté, municipalité de l'autre, qui font valoir leurs points de vue normalement différents.

Mais il n'y a aucune mention de malversation, de corruption, de gabegie dans le rapport de la Cour Régionale.

Le Dauphiné-Libéré devrait être poursuivi en diffamation pour son article malveillant.

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06 mai 2018

Si le "chat" n'est pas un chat...

"La manifestation soutenue par les formations de gauche hors PS", sous-titre d'un article de l'Humanité du 6 mai 2018 à propos de la "Fête à Macron", me fait réagir.

Mal nommer les choses c'est ajouter aux malheurs du monde : continuer à considérer que le PS est une formation de gauche est une grave erreur politique. Avoir conclu des accords électoraux avec ce parti pendant le quinquennat de François Hollande a été une grave faute politique.

L'unité n'est pas un but en soi. C'est un moyen pour combattre politiquement la politique du capital financier. On ne peut pas s'allier avec un parti qui a bien œuvré, en France et en Europe, pour mettre en place la politique néo-libérale voulue par l'oligarchie financière.

Il faut définitivement considérer que le Parti "Socialiste", qui est presque un astre mort, ne fait pas partie de notre camp anticapitaliste.

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26 avril 2018

La haine de la guerre, la haine des médias

La haine de la guerre et la dénonciation de la politique d'armement de notre pays, dans sa conception et dans ses débouchés, peut-elle signifier la haine des salariés, ouvriers, techniciens, ingénieurs, qui travaillent dans l'industrie de l'armement ? Ce serait très niai de croire cela.

La haine des médias dominants qui manipulent l'information, qui font de la propagande, qui imposent un modèle idéologique, qui disqualifient tout projet opposé à ce modèle, qui dénigrent les mouvements revendicatifs de salariés, qui, finalement, imposent des choix politiques, peut-elle signifier la haine des journalistes ?

Pourtant c'est ce que l'on a voulu faire dire à la France Insoumise.

Combien de fois j'ai vu utiliser le néologisme "merdias" par celles et ceux qui ont saisi l'occasion pour attaquer Mélenchon.

Oui, je hais les médias dominants, je dénonce les manquements déontologiques des journalistes dominants, les médiacrates, mais je suis convaincu que la mission des journalistes, une information libre et pluraliste, est une impérieuse nécessité.

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15 avril 2018

Fiction ? Oui mais...

Scène I

-Allo Vlad, salut c'est Donald. Tu sais, le coup du bombardement chimique, ils me disent que c'est sûr, c'est ton copain Bachar.

-Salut Donald, da, on te dit que c'est Bachar mais tu sais qu'il est à deux doigts de finir le boulot, alors, le bombardement chimique, ça tient pas la route.

-Yes Vlad, je comprends, mais tu sais, ici ils me tiennent les jarrets comme des chiens avec l'affaire de l'aide que tu m'aurais donnée pour mon élection, je ne peux pas me permettre de ne pas réagir...Il faut que je bombarde un peu, pour la forme, enfin, pour la forme... On va tout de même envoyer des missiles.

-Vous, les amerloks, vous êtes toujours pareil...Comme dans les films de cowboys, le doigt sur la gâchette. Attention aux dégâts collatéraux, je ne peux pas me permettre d'avoir des russes tués. Vise bien...

-Je vais demander, enfin, exiger de Mac Ron et de Theresa qu'ils s'associent à l'attaque, ça aura plus de gueule et on ne pourra pas m'accuser de faire tout seul le gendarme.

Scène II

-Allo Mac Ron, ici Donald. Alors tu as entendu, on peut bombarder Bachar, enfin, envoyer quelques missiles. Si je ne faisais rien on m'accuserait d'être tendre avec les russes, mais on ne peut pas les taper directement, alors Bachar ça fait l'affaire et Vlad n'en est pas trop fâché, ça lui permet de rouler un peu les mécaniques, c'est comme ça que vous dites en France ?

-Bonjour mon cher Donald, vous permettez que je vous dise mon cher ? Vos désirs sont des ordres et en plus ça m'arrange pas mal en ce moment. Des grèves partout, chute dans les sondages...J'ai voulu montrer un peu les muscles à Notre Dame des Landes mais ça n'a pas fait beaucoup diversion, au contraire. À propos de diversion, samedi il y a un grosse manif prévue contre moi à Marseille, si on bombardait juste avant ce serait un bon coup médiatique.

-I don't understand ce que tu mes racontes, montrer tes muscles à ta dame...Enfin, si ça peut t'aider, on bombarde vendredi dans la nuit. J'en parle à Theresa. Mais tu ne m'envois pas de la camelote, je veux des missiles sérieux.

-Oui mon cher Donald, ce sera du premier choix, et mes constructeurs d'armes en seront ravis.

Scène III

-Allo Theresa, darling, ici Donald. Ton affaire d'attentat chimique ça n'a pas fait suffisamment de diversion dans tes problèmes politiques internes. Que penses-tu d'un bombardement en Syrie ?

-Hello Donald, oui, ma situation politique n'est pas très bonne et virer quelques diplomates russes n'a pas suffi à l'améliorer. Je te promets une bonne rasade de missiles pour accompagner les tiens. On ne dira pas que je fais moins que notre regrettée Thatcher.

Scène IV

Les puissances occidentales, dans leur volonté de défendre les valeurs de la démocratie et de lutter contre les dictateurs criminels, bla, bla, bla...

 

 

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13 avril 2018

Une petite mésaventure pour moi, une grande pour beaucoup de monde

Retraité de l'Éducation Nationale, j'exerce une activité-loisir : je fais de la musique. Voulant être en règle, j'ai ouvert un compte à l'URSSAF pour déclarer les revenus occasionnés par cette activité musicale.

Pour l'année 2016 j'ai déclaré 800€ de revenu et 1380€ pour l'année 2017.

Depuis mai 2017 je suis en butte avec un organisme de retraite des indépendants, la CIPAV, qui me réclamait 2700€ de cotisations pour l'année 2016.

Vous imaginez le nombre de démarches, écrites ou au téléphone, un rendez-vous à une permanence à Lyon, la saisie du défenseur des droits, la consultation d'un avocat, pour essayer de comprendre comment on peut demander en cotisation plus que le revenu déclaré.

Après tout cela j'en suis à devoir à la CIPAV 960€ (pénalités de retard comprises) et je dois 150€ à l'avocat.

Les explications : tout travailleur indépendant doit à la CIPAV 460€ au titre de la retraite de base et une cotisation calculée sur le revenu au titre de la retraite complémentaire. Et il y a des lois pour cela d'après l'avocat consulté.

Il semble, mais ce n'est pas encore définitif, que je puis échapper à la cotisation retraite complémentaire vu le faible revenu déclaré. Il a fallu consulter un avocat pour savoir qu'il est possible de demander la remise totale de la cotisation retraite complémentaire, les innombrables démarches, miennes et du défenseur des droits, n'avaient pas pu m'avoir ce renseignement.

Mais la cotisation au titre de la retraite de base est inévitable, donc 960€ pour 2180€ déclarés (cumul 2016 et 2017). J'ai déjà payé 450€ au titre de la Sécurité Sociale et des Allocations Familiales. On peut parler de confiscation de revenus.

Pour moi l'affaire reste seulement désagréable, mon activité musicale est un loisir. Mais pour celles et ceux qui veulent exercer une activité indépendante cela peut être catastrophique ou, pour le moins, démotivant.

Remarque : les exigences de la CIPAV découlent de lois votées en 2015. Merci au président Hollande et au ministre Macron.

Le fameux bouclier fiscal n'est fait que pour les riches.

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