Ah tu verras !

21 décembre 2017

Défiance vaccinale ?

Le professeur Philippe Sansonetti est invité ce matin à France Inter, le sujet est la vaccination.

On note une défiance importante de la population envers les vaccins. Le journaliste et l'invité cherchent à expliquer cette défiance. On évoque une campagne dangereuse menée par des groupes irresponsables.

Il y a effectivement une défiance vis à vis de la vaccination et elle s'insère dans une défiance plus large, défiance envers les laboratoires pharmaceutiques.

Mais il y a encore une plus large défiance et elle touche à la question du lien entre l'activité économique et le profit.

Plusieurs scandales ont révélé les agissements de certains laboratoires pour imposer des médicaments, pour cacher les effets indésirables très graves de certains médicaments, pour cacher leur activité financière illicite ou immorale.

Dans le domaine de la médecine, plus que dans d'autres domaines, le fait de gagner de l'argent sur la santé publique pose question. Gagner de l'argent d'abord, en soignant éventuellement est la logique malsaine de certains laboratoires. Soigner en gagnant de quoi investir pour prolonger l'activité et pour soigner encore mieux doit être la logique vertueuse de tout le système de santé.

Cette opposition de logiques se retrouve dans toutes les activités concernant de près ou de loin le Service Public. Gagner de l'argent d'abord en transportant éventuellement des voyageurs et des marchandises ou satisfaire aux besoins de transport de voyageurs et marchandises sans que ce soit la gabegie. Gagner de l'argent d'abord en faisant éventuellement de l'enseignement ou satisfaire aux besoins d'éducation en investissant à la mesure de ces besoins et des possibilités.

Gagner de l'argent d'abord, c'est le moteur de l'activité économique du système capitaliste dans sa phase néolibérale. On mesure les méfaits du fonctionnement de ce moteur. Les scandales financiers liés à ce fonctionnement en sont les traces mais le mal est plus profond, plus large. Pollution et malbouffe résument tous les aspects de ce mal.

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16 décembre 2017

Tectonique des classes. À propos d'un article d'Olivier Tonneau.

Quelques réflexions suite au stimulant article de Olivier Tonneau, blogueur à Médiapart : "Populiste ou Jacobin ?". O.Tonneau critique les thèses de Chantal Mouffe. Il affirme que ces thèses prônent un "populisme de gauche". Remarquons que la notion de populisme n'est revendiquée explicitement par personne. En revanche "populiste" est devenu une sorte d'insulte qui est adressé à beaucoup de monde sans que toutes et tous méritent cette insulte. Cette insulte n'est par ailleurs pas bien définie, comme n'est pas bien défini le concept de populisme lui-même.

Point de départ de l'article : O.Tonneau dit que C.Mouffe nous invite à différencier les adversaires des ennemis et donc transformer les antagonismes en agonismes, antagonismes opposant des ennemis, agonismes opposant des adversaires. En somme, l'agonisme serait un antagonisme soft.

Il y a des points forts dans la réflexion de O.Tonneau et sa critique doit être examinée attentivement. J'encourage tout le monde à lire l'article, en accès libre, sur le site de Médiapart.

Il me semble pourtant qu'il est nécessaire de sortir d'une confusion qui court tout le long de l'article. Confusion entre classes sociales d'une part et partis, mouvements politiques, qui représentent plus ou moins bien ces classes sociales d'autre part. Il est banal de constater que l'appartenance à une classe sociale n'est pas un sentiment individuel qui va de soi. En revanche, la satisfaction ou l'insatisfaction des intérêts d'une classe sociale impâctent lourdement la destinée individuelle, souvent largement en dehors de la conscience individuelle. C'est le rôle des partis et mouvements politiques d'œuvrer, avec plus de conscience individuelle et collective, pour la défense des intérêts de classe.

Il me semble donc que la société évolue d'abord par une sorte de tectonique, classe contre classe ou alliance de classes, et qu'ensuite les partis et mouvements politiques adaptent leur discours à ce mouvement. Remarque importante : la métaphore "tectonique des plaques" s'arrête là car les politiques peuvent influer sur le cours de la tectonique des classes.

Pour envisager une stratégie politique gagnante pour les classes populaires il est donc nécessaire d'analyser les oppositions d'intérêts entre classes, les possibilités d'alliances d'intérêts entre classes. Il est clair que les intérêts de la classe capitaliste et ceux des classes populaires sont irrémédiablement opposés. En ce sens la classe capitaliste est l'ennemi des classes polpulaires. Mais dans la conduite politique pour la victoire des classes populaires il faut envisager, construire, provoquer des alliances avec d'autres forces politiques. Cela ne peut se faire évidemment que pour des objectifs relativement limités mais qui donnent à la stratégie de victoire des points d'appui essentiels.

C'est la voie démocratique et pacifique pour le changement de société .

Aujourd'hui les classes populaires ne sont pas suffisamment représentées au niveau politique.

Première raison : le fait déjà indiqué que les intérêts de classe ne sont pas naturellement identifiés au niveau personnel, d'où l'abstention massive aux élections et la faible représentation au niveau législatif des partis politiques qui portent la défense de ces intérêts.

Deuxième raison, qui alimente aussi l'abstention : les échecs de l'expérience soviétique, les difficultés et les impasses des pays qui se sont engagés dans une transformation anticapitaliste de la société, les difficultés et les impasses des pays de l'Union Européenne étranglés par la dette, l'exemple grec étant le plus dévastateur, les trahisons des partis "socialistes" dans plusieurs pays.

Le système médiatique dominant œuvre à plein temps pour que la conscience individuelle soit retardée et pour que les raisons des difficultés ne soient pas identifiées.

L'action politique anticapitaliste doit donc toujours avoir comme premier souci l'impact médiatique. Ce n'est pas un appel à la modération, bien au contraire.

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11 décembre 2017

"L'ordre du jour" de Eric Vuillard

Ce n'est pas habituel, j'ai lu le dernier prix Goncourt, et je n'ai pas regretté. La première qualité de l'ouvrage est la concision qui ne peut être efficace, comme elle est ici, que par des idées claires et de la documentation sérieuse. La deuxième qualité est l'écriture, précise, élégante, sans chichis inutiles. La troisième qualité est la densité politique (que le mot "politique" ne décourage personne, la lecture de l'ouvrage est très agréable et intéressante) qui, de manière étonnante, se réalise à partir d'anecdotes qui ont la qualité de pièces de théâtre ou plus encore de scènes cinématographiques.

L'auteur nous place dans l'intimité des personnages qui sont au pouvoir, qui sont par leur position les acteurs principaux de la tragédie qui est en train de se nouer dont nous connaissons l'immense coût pour les peuples en vies humaines et en destructions matérielles, dont nous savons que l'impensable se réalise par la Shoah.

L'auteur  montre que la prise du pouvoir par Hitler n'était en rien inéluctable. Les proximité familière de Chamberlain et Ribbentrop, par exemple, les mises en scène, par moment comiques, lors de réunions officielles entre chefs d'état, la réunion des magnats de l'industrie convoquée par Goering pour obtenir le financement du parti nazi, etc...autant de faits qui rétablissent quelques vérités sur les responsabilités politiques du patronat allemand, des dirigeants anglais et français, des dirigeants d'autres pays européens, dont l'Autriche.

Il montre que la supériorité de l'armée allemande, de son incroyable avance technologique, est une fable. Ceci est à rapprocher de l'ouvrage de Marc Bloch "L'Étrange défaite".

"L'ordre du Jour" est le premier ouvrage récompensé à ce niveau de popularité qui rompt avec un lieu commun : expliquer le nazisme par une sorte d'hystérie du peuple allemand qui le pousse à suivre Hitler. Lieu commun qui se complète par la mise en parallèle des "totalitarismes", banalisation irresponsable du régime criminel nazi, et qui fait l'impasse totale sur les agissements des "élites" politiques françaises, anglaises, polonaises, etc...

"L'ordre du jour" est un premier pas dans la réécriture de l'Histoire de la prise du pouvoir par Hitler. Une réécriture car ce qui nous a été enseigné dans nos écoles depuis les années de guerre froide, est une bien mauvaise écriture.

On ne peut comprendre les agissements, les capitulations, les complicités qui sont démontrés dans le livre de Eric Vuillard, si on ne voit pas que le seul projet politique, l'obsession des "élites" politiques et économiques était "faire barrage au bolchévisme". "Plutôt Hitler que le Front Populaire" était le mot d'ordre du grand patronat français.

 

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01 décembre 2017

La critique est toujours légitime.

Certaines personnes utilisatrices de réseaux sociaux ont des prétentions irrecevables. Elles veulent étaler leur opinion, ce qui est légitime, mais ne voudrait pas voir de critique. Un journaliste-dessinateur a crié au scandale, au lynchage, quand, pendant la campagne électorale de la présidentielle, ayant pris position contre un des candidats, ce qui est son droit, il s'est attiré moult commentaires et arguments pour contrer son point de vue, ce qui est tout à fait légitime et salutaire pour la démocratie. Les seules limites à la critique sont l'insulte et la diffamation, mais alors c'est la justice qui doit exercer la censure de ces dérapages.

Une prétention tout aussi irrecevable se manifeste aussi dans le journalisme en matière de caricature. Le droit à la caricature doit être défendu, là aussi dans les limites de l'insulte et de la diffamation. Mais il n'est pas malsain, bien au contraire, de dire aux caricaturistes ce que l'on pense de leurs caricatures. Il est tout à fait légitime de les trouver éventuellement de mauvais goût, déplacées, à contenu lamentable, raciste.

Dans le cas particulier du journal Charlie Hebdo, devrions-nous condamner toute critique de sa ligne éditoriale et de ses caricatures en raison de l'ignoble attentat dans lequel douze personnes dont sept journalistes ont été lâchement assassinés ?

Peut-on considérer que toute critique de Charlie Hebdo constitue une pré-justification, voire un encouragement, à un futur éventuel attentat ?

C'est pourtant ce que certains journalistes prétendent.

C'est une grave atteinte au débat démocratique qui doit constituer la base de l'activité médiatique.

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09 novembre 2017

La question du climat est contre productive.

Le ministre Nicolas Hulot a repoussé de plusieurs années la fermeture de nombreuses centrales nucléaires argumentant que, en cas de fermeture, il faudrait augmenter la production d'électricité avec des centrales thermiques, donc augmenter l'émission de CO2, ce qui serait mauvais pour le climat.

Admettons la thèse de la responsabilité anthropique du dérèglement climatique par l'émission de gas carbonique.

Remarquons que la résolution de ce problème ne peut être que mondiale. La France ne représente que 1% de la population mondiale. Si la France s'arrêtait de vivre cela n'aurait pratiquement aucun impact sur le climat. Alors une légère augmentation de CO2 français par des centrales thermiques...

Il est donc parfaitement illogique de repousser la fermeture de centrales nucléaires de plus en plus dangereuses car vieillissantes par la question climatique.

Il faut avoir le souci de développer les sources d'énergie alternatives et renouvelables. C'est la voie pour à la fois pouvoir se passer à terme du nucléaire et de réduire à terme les émissions de gas carbonique.

Plus généralement, dans les accords internationaux sur la question, il faudrait remplacer l'objectif de réduction d'émission de CO2, dont la réalisation est mise en échec par toutes sortes de contournements et de trafics sur la marchandisation de l'autorisation à émettre du gas carbonique, par l'objectif d'augmenter la part de production énergétique par des sources alternatives ou renouvelables.

Différents pouvoirs, politiques mais aussi économiques, se défaussent de leurs responsabilités en matière de questions sociales, de questions géostratégiques, sur la question climatique.

La question climatique, mal posée ou moyen de défausse, est contre productive.

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29 septembre 2017

"Notre" sénateur "

Hier, jeudi 28 septembre 2017, manifestation devant la préfecture de Bourg en Bresse.

J'ai la surprise d'y voir "notre" sénateur Rachel Mazuir, qui vient "nous soutenir" dit-il.

Lui qui a soutenu lors de la primaire de la Belle alliance populaire (on ne rit pas !) devinez qui ? Manu, mais oui, Valls.

Il vient "nous soutenir" "notre" sénateur, il n'a pas honte ! Je suis trop poli et trop pacifique, je ne lui ai rien dit et je le regrette un peu. J'aurais pu au moins lui dire "bonjour 49-3".

Je veux cependant éditer à nouveau une correspondance entre Mr.Mazuir et moi qui date de novembre 2007 mais qui, de manière significative, garde un caractère d'actualité.

Cette correspondance fait suite à l'utilisation malhonnête par Mr.Mazuir d'une liste d'adresses pour l'envoi sur internet d'un torchon anti-cheminots comme il en circule sur la toile et de ma protestation via la liste d'adresses qu'il avait utilisée (répondre à tous).

1. Lettre de l'élu

 

Angelo,

 

    Tout à fait d'accord avec toi, s'agissant des stock options et des fonds de pension, c'est scandaleux, c'est tout simplement de l'exploitation.

 

    Ma femme a reçu "ça" sur son mail, j'ai voulu faire une grosse provocation en l'adressant à des gens de gauche. Je reconnais bien volontiers que ce n'est peut-être pas très drôle, mais ça me semblait tellement énorme ! Enfin...

 

    Mais si "enorme" que soit ce mail, il pose cependant question : doit-on s'interdire de s'interroger sur ce qui est en passe de ruiner définitivement la Gauche ?...la défense d'avantages -aujourd'hui connus du plus grand nombre- qui ne paraissent acceptables que dans la mesure où il pourraient être attribués à tous.

 

    Que doivent en penser une aide-soignante, une infirmière, qui travaillent Dimanche et jour de fête pour des salaires de misère ? Que peut en penser un travailleur du bâtiment dont l'espérance de vie est aujourd'hui celle la plus courte de tous nos concitoyens ? Ils sont souvent pris en otage pour défendre des avantages qui ne les concernent pas et auxquels ils ne peuvent même pas réver.

 

    Avantages par ailleurs inenvisageables pour plus de 20 millions de salariés du privé et pour près de 5 millions de salariés du public. Avantages qu'ils ont l'impression de payer. Le temps est, hélas, révolu où les luttes, plus faciles à organiser par certaines catégories sociales, impliquaient systématiquement des retombées pour d'autres catégories de travailleurs.

 

    Il me semble que si 70% des Français approuvent malheureusement Sarkozy, c'est sans doute parce que nous ne sommes pas bien bons, pour pas dire à côté de la plaque. Si on continue comme ça on va finir "à poil" ! Je ne suis pas tout à fait seul à penser ainsi. Par ailleurs, les partis politiques de Gauche me paraissent quelque peu discrets, en tous les cas pas très "vociférants" sur la question. Quant aux syndicats, ils souhaitent, et je les comprends, des négociations rapides, inquiets quant aux conséquences dans l'opinion publique d'une grève longue .

 

Alors oui à une augmentation des salaires et plus encore des petits salaires, c'est l'immense majorité à la SNCF... Je n'oublie pas les retraites et les très petites retraites (je connais celle de ma mère).

 

    Très sérieusement, aujourd'hui la Gauche doit dire aux français quel est son projet de société et ensuite seulement quels sont les moyens qu'elle mettra en oeuvre pour y parvenir. Pour moi ce projet doit s'articuler autour de trois mots : égalité, solidarité et justice sociale.

 

    Cette provocation que tu as pris au 1er degré (après coup je te comprends et je m'en excuse) est une énorme ficelle qui consiste à cristalliser le mécontentement sur une extrème minorité pour faire oublier l'immense majorité qui s'appauvrit chaque jour sous le règne de Sarkozy.

 

 

 

2. Ma réponse

 

Rachel,

 

tu prétends avoir voulu faire une provocation, salutaire à ton sens, et moi, pauvre idiot, j'ai pris cela au premier degré ! Ta lettre me fait penser que tu as abandonné toute idée sur ce que je continue à appeler lutte des classes, ainsi tu ne vois pas que ta provoc, dans la conjoncture actuelle, peut s'appeler un « tir ami » particulièrement mal venu.

 

L'histoire, apparemment, ne nous apprend rien ! Tu restes sur l'idée social-démocrate par excellence que le capitalisme est indépassable et que l'action publique ne peut que soulager un tant soit peu les souffrances des laissés pour compte de la société. Je continue à penser que l'abolition du capitalisme est la condition de l'abolition de l'aliénation. Ces deux courants de pensée que nous représentons, ont, suivant les époques, lutté ensemble pour obtenir des avancées sociales (et donc des avancées dans l'humanisation de la société), ou se sont affrontées, et en général cela a coïncidé avec des régressions. Malheureusement, à mon sens, nous ne sommes pas aujourd'hui dans une phase de lutte en commun : tes positions, les postions de plusieurs dirigeants socialistes (sans parler de ceux qui, quelle honte, gouvernent avec Sarkozy), si elles n'étaient pas combattues, nous entraineraient encore plus dans une spirale sans fin d'alternance où la droite peut faire une politique anti-populaire dure après que la gauche lui a préparé le terrain. Depuis 2002, et singulièrement depuis l'élection de Sarkozy, comment ne pas voir que, par exemple sur les retraites, les attaques inouies de la droite s'appuient sur tout ce que Jospin et Chirac avaient signé ensemble à Lisbonne, dans le cadre européen.

 

Je continue à affirmer que les injustices ne sont pas les différences entre salariés, entre retraités des différents régimes. Les injustices sont par exemple : ne pas pouvoir vivre décemment, ne pas pouvoir vivre décemment de son travail, ne pas pouvoir être soigné décemment, ne pas pouvoir se loger décemment, ne pas trouver de travail pour les jeunes ; les injustices sont : les écarts de revenu entre les salariés et les rentiers, les hauts revenus du patronat ; les injustices sont : le chômage massif qui permet au patronat de faire pression sur le reste des salariés...

 

Parmi toutes ces injustices peux-tu me dire laquelle serait résolue par la suppression des régimes spéciaux de retraite ?

 

Au contraire, il est clair que la suppréssion des régimes spéciaux est un levier pour aggraver encore le régime de retraite des fonctionnaire, pour s'attaquer ensuite aux retraites des autres salariés. Il n'y a pas de fin dans cette spirale de régression sociale.

 

Voilà ce que tu proposes. Je peux t'assurer que je serais toujours, selon mes capacités et mes possibilités, dans l'opposition et le combat de ces idées. En revanche, je serais toujours selon mes capacités et mes possibilités dans le combat unitaire avec ton courant de pensée, dans une perspective de lutte pour le progrès social.

 

Quelques objectifs : nouveau partage des richesses entre capital et travail (c'est un « succès » de la gauche, avec Delors, de l'avoir modifié historiquement au profit du capital) ; suppression de la loi Balladur de 1993 sur les retraites (que la gauche plurielle a laissé honteusement en l'état pendant ses cinq années de pouvoir) ; suppression de la loi Fillon sur les retraites des fonctionnaires ; référence généralisée au 37,5 annuités pour le calcul de la pension, public ou privé.

 

PS. Nous aussi, Evelyne et moi, sommes « enfants du peuple » et nous connaissons le montant, indigne, de la pension de nos parents. On ne nous culpabilisera pas avec ces arguments, d'autant que l'expérience, particulièrement depuis les alternances gauche-droite au pouvoir, nous apprend que l'appauvrissement des salariés plus favorisés ne sert pas aux moins favorisés mais sert à enrichir encore plus les plus riches.

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13 août 2017

De l'usage de corrélations statistiques

Au risque d'enfoncer des portes ouvertes, petite réflexion sur la manière de comprendre ou ne pas comprendre les statistiques.

On annonce dans la presse : si vous dormez mal vous avez plus de "chance" d'enfanter un prématuré. Cette présentation journalistique incite à conclure : il faut bien dormir pour ne pas enfanter de prématuré. Cette conclusion est fausse, ou plutôt, elle fausse logiquement.

Si on constate une corrélation statistique entre une donnée A et une donnée B, par exemple les femmes qui ont un accouchement prématuré (A) ont souvent (pas toujours) un mauvais sommeil (B), il y a alors trois possibilités.

1) A est la cause de B ; 2) B est la cause de A ; 3) A et B ont une cause commune.

Dans le lien entre accouchement prématuré (A) et mauvais sommeil (B), il est raisonnable d'envisager que (B) peut-être la cause de (A) mais cela reste à prouver. Il se peut que l'on améliore le sommeil sans améliorer la durée de gestation.

La présentation par la presse de cette statistique est donc mauvaise.

En faisant abstraction de tous les problèmes méthodologiques de mesure, l'augmentation du CO2  dans l'atmosphère et l'augmentation de température de cette même atmosphère donnent encore un cas de corrélation statistique qui demande une réflexion logique.

En général la présentation par la presse de résultats scientifiques laisse à désirer, soit par manque de formation scientifique des journalistes, soit, c'est souvent le cas, par la recherche du sensationnel.

 

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10 août 2017

Electricité : l'énergie est notre avenir, les taxes notre présent.

Facture EDF pour 2016-2017.

Abonnement :                  173,33€ dont 141,15€ acheminement (?).

Consommation :             1261,49€ dont acheminement 485,50€ (?).

Taxes et contributions:     517,25€.

TVA :                              359,74€.

Donc environ 70% de taxes.

Qu'est qu'on attend pour la révolution ?

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10 juillet 2017

D'autres ordonnances.

Propositions d'ordonnances au gouvernement.

1° Aucune réforme économique et sociale ne sera entreprise avant les réformes énumérées ci-dessous.

2° Les indemnités, revenus, retraites chapeau, stock-options du grand patronat seront très sévèrement diminuées. Les revenus de plusieurs millions d'euros par an sont immoraux et néfastes pour l'économie.

3° Les dividendes versés aux actionnaires seront indexés sur l'inflation. Si l'augmentation des dividendes dépasse trop l'inflation, les plans sociaux visant à réduire l'effectif salarial seront interdits pendant cinq ans.

4° La lutte réelle et efficace contre la fraude fiscale sera menée à l'aide du recrutement de fonctionnaires affectés à cette lutte. La lutte contre les paradis fiscaux sera aussi menée en particulier par la mise en place d'un impôt universel payé par toute personne de nationalité française quel que soit son lieu de résidence (ce qui est fait par exemple par les États Unis).

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03 juin 2017

L'union est un outil, pas un objectif.

En ces temps de forte densité électorale l'union est un concept très commenté. Et on ne parle ici que de l'union électorale.

L'union pourquoi faire ? L'union en tant qu'objectif à priori n'est pas un bon plan. La citoyenneté à laquelle beaucoup se réfèrent demande que les électrices et électeurs soient consultés sur un programme. Si on n'a pas défini des objectifs programmatiques communs clairs, l'union apparaît comme une combine politicienne.

De plus les modalités électorales de la Ve République brouillent les cartes. N'oublions pas que l'objectif commun déclaré (en voila un ! ) à gauche (la vraie, y compris la France Insoumise) est la proportionnelle, ce qui modifierait profondément la question de l'union.

Même au moment le plus unitaire, le temps du Programme Commun de la Gauche, les différents partis signataires de ce programme n'ont pas conclu d'accord national de candidature au premier tour. Chacun a présenté ses candidats. L'accord implicite était de se désister en faveur du candidat le mieux placé au deuxième tour.

Il est étonnant donc qu'aujourd'hui certains rêvent d'un accord de candidature au premier tour. La polémique est vive et je ne veux pas y participer. Mais il me semble clair que les conditions ne sont pas réunies pour qu'il y ait un accord de candidature unique au premier tour. Le temps viendra de dire le pourquoi et le comment, les responsabilités des uns et des autres.

Rendez-vous au deuxième tour !

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24 avril 2017

Pensons au troisième tour !

Le Front National au deuxième tour est le résultat lamentable de la politique que droite et Parti "Socialiste" ont menée alternativement. Macron a largement participé à cette politique ces dernières années, même avant l'élection de Hollande : il était déjà en collaboration avec Jouyet, proche de Hollande et qui a été ministre de Sarkozy - Fillon.

Macron est de plus le pur produit politique de l'oligarchie financière. La totalité des médias possédés par les milliardaires a fait une campagne éhontée en soutien de ce candidat.

Les intérêts de l'oligarchie seront bien servis par Macron et cela se fera au détriment de l'ensemble des salariés et des classes moyennes.

Il faut donc prévoir l'accroissement du mécontentement légitime qui s'est manifesté par les luttes importantes en particulier contre la loi "El Khomri", mécontentement qui s'est manifesté aussi, partiellement, dans le vote ce 23 avril avec le bon résultat de Jean-Luc Mélenchon.

Le Front National a capté une partie de ce mécontentement et il y a danger que le dévoiement s'amplifie.

Il est donc du devoir de la France Insoumise et des autres organisations alliées, en particulier le Parti Communiste, d'organiser sans attendre les luttes contre la politique que Macron mettra en place et que nous connaissons déjà, bien qu'il se dise porteur de changement.

C'est en fonction de cet impératif qu'il faut se prononcer sur les consignes de vote au deuxième tour de la présidentielle.

Il est évident et obligatoire d'appeler à ne pas voter pour le Front National.

Mais faut-il pour autant appeler à voter pour Macron ?

En vue de la mobilisation pour les luttes nous ne pouvons pas appeler à voter Macron et ensuite appeler à combattre ce même Macron.

Nous devons donc appeler à voter blanc, et un grand nombre de bulletins blancs aura une grande signification politique mobilisatrice.

 

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20 mars 2017

Ils veulent nous squeezer

Les joueurs de bridge connaissent cette façon d'obliger l'adversaire à jouer perdant : le squeez.

À la seconde même où Jean-Luc Mélenchon dirait "Je me retire en faveur de Benoît Hamon", l'appareil du P"S" finirait de jouer la farce du soutien à Hamon pour passer avec armes et bagages dans le soutien ouvert à Macron. Tout le système médiatico-politique nous expliquerait que le seul vote utile contre la droite et l'extrême droite serait le vote Macron dès le premier tour.

Comme Jean-Luc Mélenchon est déterminé à se présenter, l'appareil du P"S" continue à jouer la farce du soutien (comme la corde soutien le pendu) à Hamon, dans le but de favoriser la présence de Macron au deuxième tour, car Hamon va inévitablement prendre quelques voix à Mélenchon.

Ils, ces politicards habitués des magouilles des congrès P"S",  pensent qu'ils nous squeezent.

Mais l'élection n'est pas (encore) un jeu de cartes, ni un congrès P"S". La candidature Mélenchon empêche pour le moment que l'appareil du P"S" puisse se déclarer ouvertement pour Macron, ce qui contrarie grandement son plan. Elle empêche le système médiatico-politique (dont les milliardaires propriétaires ont déjà pris position pour Macron) d'appeler ouvertement au vote Macron dès le premier tour. Deux bonnes raisons qui seraient suffisantes pour maintenir la candidature Mélenchon.

Mais la bonne raison supplémentaire est que la victoire de la France Insoumise est réalisable.

Les batailles que l'on perd à coup sûr sont celles qu'on n'engage pas.

Il est clair que si on souhaite vraiment la défaite de la droite et de l'extrême droite, la défaite de Macron, Fillon, Le Pen, il faut demander à Benoît Hamon de retirer sa candidature.

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14 mars 2017

Je ne supporterai pas

Max Gallo, dans son roman "L'Ombre et la Nuit", décrit la situation politique des années trente et la défaite de 1940. Une scène m'a particulièrement marqué dans laquelle, en mai 1940, le personnage principal Bernard de Thorenc, qui combat valeureusement, se trouve dans une réunion de commandement. Le général qui commande dit qu'il faut cesser le combat en assortissant cela de considérations politiques qui sont directement issues de tout ce que l'"élite" n'a cessé de dire pendant la période précédant la guerre, particulièrement pendant la "drôle de guerre" : il faut organiser l'Europe pour la mettre à l'abri du bolchévisme, donc Hitler n'est pas l'ennemi principal, il est même l'allié pour cet objectif ; l'état major français se penchait dans cette période sur des plans d'invasion du Caucase, les puits de pétrole étant visés. De Thorenc s'insurge et risque d'être passé par les armes pour désobéissance, la majorité des officiers présents le considèrent comme politiquement responsable de la mauvaise tournure que prennent les combats : en gros, on vous l'avait bien dit qu'il ne fallait pas faire la guerre à Hitler.

La population française n'était pas acquise dans son ensemble à ces vues d'organisation européenne (De défense, quelle actualité ! ), mais certainement que la pression politique était forte et beaucoup, en toute honnêteté, pensaient qu'il fallait sauver la paix.

Il est certain qu'au moment de la débâcle militaire l'opinion majoritaire était : oui, on a eu tort de faire la guerre à Hitler (ce qui était faux, la France officielle de cette époque n'a pas fait la guerre à Hitler, malheureusement). Il est donc certain que ceux qui, comme de Thorenc, avaient milité pendant des années pour s'opposer à Hitler, ont dû s'entendre reprocher "on vous l'avez bien dit".

Dans la période actuelle (Moins dramatique ? L'avenir nous le dira) je ne supporterai pas que celles et ceux qui nous invitaient à participer à la primaire de "La Belle Alliance Populaire" (on ne rit pas !), nous invitent à passer par dessus bord un programme mis à la discussion depuis des mois, cohérent, chiffré, pour une alliance d'appareil avec Hamon, qui ne veulent pas voir que dans le programme "L'Avenir en Commun" il y a beaucoup, beaucoup de ce pourquoi elles, ils ont longtemps milité, qui font la fine bouche sur des questions accessoires, car sur le fond je n'ai rien entendu, je ne supporterai pas qu'en cas de défaite électorale nous disent "on vous l'avait bien dit".

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02 mars 2017

Mes amies, mes amis, dites-le !

Je redis ici mon amusement qu'un léger agacement ne peut supprimer : des amies et amis,

virtuels ou réels, qui ont des convictions socialistes bien ancrées, qui mettaient habituellement

sur FB des avis et des articles à forte teneur politique, un peu frondeurs mais pas

trop, sont depuis quelque temps dans leurs petits souliers. Ils ne parlent plus politique, ils ne

répercutent que des articles faits divers ou vulgarisation (très vulgarisation) scientifique. C'est la

bonne campagne de Mélenchon qui vous chagrine ? C'est si difficile de se prononcer sur un

programme clair ? On voudrait dire qu'on n'est pas d'accord mais l'essentiel de ce que vous

demandiez s'y trouve. Alors, un petit effort, si vous êtes réellement pour un changement

de République, pour une constituante, si vous êtes réellement contre le pouvoir de la finance, si

vous êtes réellement pour que les règles de l'Union Européenne changent, si vous êtes

réellement préoccupés par la situation écologique résultante des gabegies, des malversations,

des gaspillages de l'organisation capitaliste de la production, si vous êtes réellement pour des

mesures immédiates et substantielles pour combattre la pauvreté, si vous êtes réellement pour

que la loi El Khomri, concentré d'attaques contre le monde du travail, soit abrogée, alors

dites-le : je suis insoumise, je suis insoumis, je soutiens le candidat de la France Insoumise.

 

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01 mars 2017

Le corps électoral aux ordres ?

Les appels à l'unité entre Hamon et Mélenchon sont de deux sortes et négligent deux problèmes.

Deux sortes.

1) Il y a la peur justifiée d'avoir la droite ou l'extrême droite au pouvoir.

2) Il y a les vieux réflexes politicards d'appeler à l'union sans souci du contenu mais avec le seul souci de maintenir des positions électorales.

Remarque : parmi les personnes qui s'intéressent à la politique il y a toutes les nuances entre 1) et 2).

Dans les deux cas on a intégré ce que les médias dominants, via les sondages (qui ne se trompent jamais), nous présentent comme une évidence : l'extrême droite sera qualifiée pour le deuxième tour.

Deux problèmes.

1) Actuellement la moitié du corps électoral n'a pas encore décidé de son vote à la présidentielle.

2) Peut-on croire que le corps électoral soit aux ordres et que si on disait aux électeurs potentiels de l'un ou de l'autre candidat "votez pour l'autre" ils le feraient automatiquement ? Sans compter que en cas d'accord sans contenu peu de personnes indécises seront convaincues de voter pour le candidat d'une telle union artificielle.

Donc.

1) La peur n'est jamais bonne conseillère si on ne l'accompagne pas de la réflexion.

2) L'appel à l'union sans contenu est contreproductif.

3) Il y a déjà un rassemblement France Insoumise et PCF en soutien de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Il faut que ces deux organisations s'entendent pour les candidatures aux législatives et que dans les circonscriptions où il y a un sortant de l'une il n'y ait pas de candidat de l'autre. Cet accord électoral est légitime puisqu'il suit l'accord sur la candidature à la présidentielle, alors que l'accord PS-Ecologie est dans la logique inverse et apparaît donc comme un marchandage "politicien".

4) Benoît Hamon prétend avoir une légitimité lui venant de la primaire de "La Belle Alliance Populaire" (on ne rit pas ! ). Mais dans les rangs même du PS sa légitimité est mise en cause. Il y a là un fait antidémocratique que les médias dominants sous estiment mais que le corps électoral, à coup sûr, juge très sévèrement. Les organisateurs de la primaire s'étaient engagés à soutenir le vainqueur et ils se défilent maintenant. On peut penser que c'était prévu d'avance mais abuser de la naïvete, vraie ou fausse, de Benoît Hamon et des citoyens qui on participé à la primaire, est inexcusable et irresponsable. La condamnation de ces agissements ne doit pas nous dispenser d'une réflexion tactique : que peut apporter un désistement pour Benoît Hamon dans ces conditions ?

5) Il faut poser et imposer la question du programme. Le prolongement de cette idée est que les organisations qui soutiennent officiellement la candidature de Jean-Luc Mélenchon, en particulier le PCF, soient plus offensives dans ce soutien.

 

 

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25 février 2017

Il faut banaliser le bien

Deux femmes tsiganes fouillent dans les poubelles d'un supermarché de Follonica, en Toscane. Des employés du supermarché les enferment dans un local grillagé, les insultent, les filment et font partager cela sur les réseaux sociaux. Le dégoût ne doit pas nous empêcher de réfléchir.
La banalité du mal n'est qu'un résultat. Quand des (ir)responsables politiques se disent "décomplexés", leurs complexes étant le peu qui restait de préoccupation sociale dans leur projet politique ; quand des responsables politiques banalisent par exemple les paroles : on ne soignera plus certaines personnes, on ne scolarisera plus les enfants de certaines personnes ; quand tout un système médiatico-politique croit, ou feint de croire, que pour combattre la haine il faut en faire la promotion pour séparer le bon grain de l'ivraie électorale ; quand, dans une campagne électorale majeure ce système médiatico-politique banalise le Front National pour l'identifer, dans une émission de grande écoute, à son ennemi le plus résolu, la France Insoumise ; quand une personne que le système médiatico-politique considère, sans raison, comme le représentant de la communauté juive de France met à égalité les Front National, héritier d'une solide tradition antisémite, et la France Insoumise, héritière avec d'autres d'une solide tradition de combat antiraciste et égalitaire ;... la banalisation du mal est le résultat.
Et si le pouvoir politique devait passer dans les mains de ceux qui banalisent le mal, on peut craindre la guerre civile car des idiots, des fanatiques, des salauds se croiront autorisés à enfermer des gens dans des cages, à sortir des enfants des écoles, à sortir des hôpitaux des malades, à trier entre "bon" français et "citoyens" de deuxième zone (Avis à tous les Ingarao, Garcia, Sanchez, De Boni etc..vous allez en baver pour refaire vos papiers d'identité).
Luttons pour la banalisation du bien !

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31 janvier 2017

Toute honte bue !

Changer les règles du jeu en cours de partie est la plus grande manifestation de félonie.

La primaire de la "Belle Alliance Populaire" (ne rions pas...) à peine terminée, les règles qui devaient lier les participants jusqu'à l'élection présidentielle sont remises en cause par les caciques du Parti "Socialiste".

Il était dit que les participants perdants à la primaire devaient, et leurs soutiens avec eux, s'unir derrière le vainqueur dans la vraie campagne électorale.

Or, non seulement beaucoup parmi les "socialistes" en appellent au retrait, à l'impossibilité de soutenir Hamon, mais nombreux vont soutenir Macron qui n'a pas participé à la primaire.

On voit bien dans quel piège on voulait enfermer Jean-Luc Mélenchon quand on lui proposait de participer à cette primaire, en tentant la flagornerie "Jean-Luc, tu es sûr de gagner" (n'est-ce pas Dany le Rose pâle ?).

De plus le refus de J-L Mélenchon était argumenté avec honnêteté : je ne peux pas m'engager à soutenir le vainqueur de la primaire tant mes options politiques sont opposées à celles du gouvernement et du Parti "Socialiste" (les guillemets sont de moi, je ne peux pas m'en empêcher).

C'est cet argument que les caciques utilisent sans vergogne mais seulement après avoir perdu la primaire.

Toute honte bue !

Posté par Angelo Ingarao à 15:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 janvier 2017

Un exemple parlant.

Une fonctionnaire de 43 ans, catégorie B depuis 13 ans, qui a cumulé quelques annuités avant son entrée dans la fonction publique et quelques trimestres de cotisation pendant ses études universitaires, a fait une simulation pour sa retraite à l'âge de 62 ans. Avec les conditions actuelles, c'est à dire celles imposées par la droite en 2003 et signées par la CFDT, celles aggravées par la droite sarkozyste et confirmées par la "gauche" hollandienne, le montant de sa retraite serait environ 650€ par mois, très en dessous du seuil de pauvreté.

Au lieu de demander à Jean-Luc Mélenchon "comment financez-vous les mesures sociales que vous proposez" il faudrait demander à tous les autres candidats comment peuvent-ils envisager que la société française plonge dans un tel état de délabrement.

Non seulement on peut mais on doit financer des mesures sociales permettant à toutes et tous de vivre dignement de son travail et d'avoir une retraite digne.

Votez Jean-Luc Mélenchon.

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08 décembre 2016

J'ai eu envie de pleurer

Mardi 6 décembre, dans une grande galerie marchande, je croise le regard d'un homme, la trentaine. Il est habillé d'une telle manière qu'il est difficile de dire si c'est une volontaire négligence très mode ou si c'est une tenue qui montre une réelle difficulté matérielle. Il tient dans ses bras une petite fille, 4 ou 5ans, qui semble endormie, sa tête posée sur l'épaule et ses bras au tour du cou de l'homme.

Nos regards se sont croisés deux ou trois secondes mais cela a suffit pour que je vois sa détresse. Dehors il fait un froid sévère et dans cette galerie marchande on est un peu à l'abris. Mais les vigiles sont aux aguets. S'il se fait repérer, il sera certainement mis dehors avec sa petite.

Nos regards se sont croisés deux ou trois secondes mais cela a suffit pour que je vois sa peur de se faire repérer.

J'ai continué mon chemin.

Combien de temps encore allons nous accepter de voir cette misère autour de nous ?

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05 décembre 2016

Contre le changement ?

Héraclite le disait déjà il y a quelques dizaines de siècles "on ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve". C'est dire que l'idée du changement est d'une banalité...

Trump, Clinton, Macron, Valls, Renzi, Montebourg, etc..., sans oublier Mélenchon, se disent pour le changement. L'extrême droite, particulièrement la française, dans son entreprise de récupération du vocabulaire de la gauche progressiste se veut aussi pour le changement.

Hier les italiennes et les italiens ont, à 60% dit non au référendum constitutionnel. Un collaborateur du premier ministre italien, Matteo Renzi, collaborateur qui est dans les rouages du système politique européen depuis pas mal d'année, commente ainsi sur France Inter le résultat : les électrices et les électeurs se sont prononcés majoritairement contre le changement.

Est-il si difficile de comprendre que la question n'est pas le changement mais le contenu du changement ? Que les "réformes" contre lesquelles s'est mobilisée une large partie de la population en France sont des contreréformes et que les gens veulent du changement mais pas celui-là ?

Autrefois le monde politique se partageait entre progressistes et conservateurs. Aujourd'hui le langage politique est complètement perverti. L'extrême droite utilise sans vergogne certains mots revendicatifs de la vraie gauche. La "gauche" qui se dit de gouvernement prétend défendre les valeurs de la République, mais, changement oblige, elle ne fait que les fouler aux pieds en justifiant cela par une nécessaire mise à jour. La droite a un discours semblable et, changement oblige, ce que la "gauche" a fait comme sale boulot, lui permet d'aller encore plus loin dans le sale boulot de destruction des lois sociales fondamentales.

Donc il n'y aurait plus de conservateurs ? Tout le monde est pour le changement. Mais l'entourloupe est : le changement n'est pas synônime de progrès social.

Changer oui ! Neuf millions de pauvres en France, pays riche, il faut changer cela ! Plusieurs millions de chômeurs, il faut changer cela mais pas en obligeant celles et ceux qui ont un travail à travailler plus pour gagner moins, à retarder indéfiniment l'âge du départ à la retraite (ce que la "gauche" fait et que la droite veut faire encore plus) ! Plusieurs millions de travailleurs pauvres, il faut changer cela ! La France détient le record des dividendes partagés aux actionnaires il faut changer cela ! Quatre-vingt milliards détournés par les gros fraudeur fiscaux, il faut changer cela ! L'économie est malade de l'appartenance à la zone euro et à l'Union Européenne, il faut changer cela ! Le système politique français est malade du manque de démocratie, il faut changer cela.

Une seule candidature avec un programme sérieux pouvant ouvrir la voie au changement est celle de Jean-Luc Mélenchon.

Lisez le programme qui vient de sortir en librairie. C'est le seul candidat qui présente un programme écrit et détaillé.

Je suis pour le changement.

 

Posté par Angelo Ingarao à 23:22 - Commentaires [0] - Permalien [#]