Ah tu verras !

13 août 2017

De l'usage de corrélations statistiques

Au risque d'enfoncer des portes ouvertes, petite réflexion sur la manière de comprendre ou ne pas comprendre les statistiques.

On annonce dans la presse : si vous dormez mal vous avez plus de "chance" d'enfanter un prématuré. Cette présentation journalistique incite à conclure : il faut bien dormir pour ne pas enfanter de prématuré. Cette conclusion est fausse, ou plutôt, elle fausse logiquement.

Si on constate une corrélation statistique entre une donnée A et une donnée B, par exemple les femmes qui ont un accouchement prématuré (A) ont souvent (pas toujours) un mauvais sommeil (B), il y a alors trois possibilités.

1) A est la cause de B ; 2) B est la cause de A ; 3) A et B ont une cause commune.

Dans le lien entre accouchement prématuré (A) et mauvais sommeil (B), il est raisonnable d'envisager que (B) peut-être la cause de (A) mais cela reste à prouver. Il se peut que l'on améliore le sommeil sans améliorer la durée de gestation.

La présentation par la presse de cette statistique est donc mauvaise.

En faisant abstraction de tous les problèmes méthodologiques de mesure, l'augmentation du CO2  dans l'atmosphère et l'augmentation de température de cette même atmosphère donnent encore un cas de corrélation statistique qui demande une réflexion logique.

En général la présentation par la presse de résultats scientifiques laisse à désirer, soit par manque de formation scientifique des journalistes, soit, c'est souvent le cas, par la recherche du sensationnel.

 

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10 août 2017

Electricité : l'énergie est notre avenir, les taxes notre présent.

Facture EDF pour 2016-2017.

Abonnement :                  173,33€ dont 141,15€ acheminement (?).

Consommation :             1261,49€ dont acheminement 485,50€ (?).

Taxes et contributions:     517,25€.

TVA :                              359,74€.

Donc environ 70% de taxes.

Qu'est qu'on attend pour la révolution ?

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10 juillet 2017

D'autres ordonnances.

Propositions d'ordonnances au gouvernement.

1° Aucune réforme économique et sociale ne sera entreprise avant les réformes énumérées ci-dessous.

2° Les indemnités, revenus, retraites chapeau, stock-options du grand patronat seront très sévèrement diminuées. Les revenus de plusieurs millions d'euros par an sont immoraux et néfastes pour l'économie.

3° Les dividendes versés aux actionnaires seront indexés sur l'inflation. Si l'augmentation des dividendes dépasse trop l'inflation, les plans sociaux visant à réduire l'effectif salarial seront interdits pendant cinq ans.

4° La lutte réelle et efficace contre la fraude fiscale sera menée à l'aide du recrutement de fonctionnaires affectés à cette lutte. La lutte contre les paradis fiscaux sera aussi menée en particulier par la mise en place d'un impôt universel payé par toute personne de nationalité française quel que soit son lieu de résidence (ce qui est fait par exemple par les États Unis).

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03 juin 2017

L'union est un outil, pas un objectif.

En ces temps de forte densité électorale l'union est un concept très commenté. Et on ne parle ici que de l'union électorale.

L'union pourquoi faire ? L'union en tant qu'objectif à priori n'est pas un bon plan. La citoyenneté à laquelle beaucoup se réfèrent demande que les électrices et électeurs soient consultés sur un programme. Si on n'a pas défini des objectifs programmatiques communs clairs, l'union apparaît comme une combine politicienne.

De plus les modalités électorales de la Ve République brouillent les cartes. N'oublions pas que l'objectif commun déclaré (en voila un ! ) à gauche (la vraie, y compris la France Insoumise) est la proportionnelle, ce qui modifierait profondément la question de l'union.

Même au moment le plus unitaire, le temps du Programme Commun de la Gauche, les différents partis signataires de ce programme n'ont pas conclu d'accord national de candidature au premier tour. Chacun a présenté ses candidats. L'accord implicite était de se désister en faveur du candidat le mieux placé au deuxième tour.

Il est étonnant donc qu'aujourd'hui certains rêvent d'un accord de candidature au premier tour. La polémique est vive et je ne veux pas y participer. Mais il me semble clair que les conditions ne sont pas réunies pour qu'il y ait un accord de candidature unique au premier tour. Le temps viendra de dire le pourquoi et le comment, les responsabilités des uns et des autres.

Rendez-vous au deuxième tour !

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24 avril 2017

Pensons au troisième tour !

Le Front National au deuxième tour est le résultat lamentable de la politique que droite et Parti "Socialiste" ont menée alternativement. Macron a largement participé à cette politique ces dernières années, même avant l'élection de Hollande : il était déjà en collaboration avec Jouyet, proche de Hollande et qui a été ministre de Sarkozy - Fillon.

Macron est de plus le pur produit politique de l'oligarchie financière. La totalité des médias possédés par les milliardaires a fait une campagne éhontée en soutien de ce candidat.

Les intérêts de l'oligarchie seront bien servis par Macron et cela se fera au détriment de l'ensemble des salariés et des classes moyennes.

Il faut donc prévoir l'accroissement du mécontentement légitime qui s'est manifesté par les luttes importantes en particulier contre la loi "El Khomri", mécontentement qui s'est manifesté aussi, partiellement, dans le vote ce 23 avril avec le bon résultat de Jean-Luc Mélenchon.

Le Front National a capté une partie de ce mécontentement et il y a danger que le dévoiement s'amplifie.

Il est donc du devoir de la France Insoumise et des autres organisations alliées, en particulier le Parti Communiste, d'organiser sans attendre les luttes contre la politique que Macron mettra en place et que nous connaissons déjà, bien qu'il se dise porteur de changement.

C'est en fonction de cet impératif qu'il faut se prononcer sur les consignes de vote au deuxième tour de la présidentielle.

Il est évident et obligatoire d'appeler à ne pas voter pour le Front National.

Mais faut-il pour autant appeler à voter pour Macron ?

En vue de la mobilisation pour les luttes nous ne pouvons pas appeler à voter Macron et ensuite appeler à combattre ce même Macron.

Nous devons donc appeler à voter blanc, et un grand nombre de bulletins blancs aura une grande signification politique mobilisatrice.

 

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20 mars 2017

Ils veulent nous squeezer

Les joueurs de bridge connaissent cette façon d'obliger l'adversaire à jouer perdant : le squeez.

À la seconde même où Jean-Luc Mélenchon dirait "Je me retire en faveur de Benoît Hamon", l'appareil du P"S" finirait de jouer la farce du soutien à Hamon pour passer avec armes et bagages dans le soutien ouvert à Macron. Tout le système médiatico-politique nous expliquerait que le seul vote utile contre la droite et l'extrême droite serait le vote Macron dès le premier tour.

Comme Jean-Luc Mélenchon est déterminé à se présenter, l'appareil du P"S" continue à jouer la farce du soutien (comme la corde soutien le pendu) à Hamon, dans le but de favoriser la présence de Macron au deuxième tour, car Hamon va inévitablement prendre quelques voix à Mélenchon.

Ils, ces politicards habitués des magouilles des congrès P"S",  pensent qu'ils nous squeezent.

Mais l'élection n'est pas (encore) un jeu de cartes, ni un congrès P"S". La candidature Mélenchon empêche pour le moment que l'appareil du P"S" puisse se déclarer ouvertement pour Macron, ce qui contrarie grandement son plan. Elle empêche le système médiatico-politique (dont les milliardaires propriétaires ont déjà pris position pour Macron) d'appeler ouvertement au vote Macron dès le premier tour. Deux bonnes raisons qui seraient suffisantes pour maintenir la candidature Mélenchon.

Mais la bonne raison supplémentaire est que la victoire de la France Insoumise est réalisable.

Les batailles que l'on perd à coup sûr sont celles qu'on n'engage pas.

Il est clair que si on souhaite vraiment la défaite de la droite et de l'extrême droite, la défaite de Macron, Fillon, Le Pen, il faut demander à Benoît Hamon de retirer sa candidature.

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14 mars 2017

Je ne supporterai pas

Max Gallo, dans son roman "L'Ombre et la Nuit", décrit la situation politique des années trente et la défaite de 1940. Une scène m'a particulièrement marqué dans laquelle, en mai 1940, le personnage principal Bernard de Thorenc, qui combat valeureusement, se trouve dans une réunion de commandement. Le général qui commande dit qu'il faut cesser le combat en assortissant cela de considérations politiques qui sont directement issues de tout ce que l'"élite" n'a cessé de dire pendant la période précédant la guerre, particulièrement pendant la "drôle de guerre" : il faut organiser l'Europe pour la mettre à l'abri du bolchévisme, donc Hitler n'est pas l'ennemi principal, il est même l'allié pour cet objectif ; l'état major français se penchait dans cette période sur des plans d'invasion du Caucase, les puits de pétrole étant visés. De Thorenc s'insurge et risque d'être passé par les armes pour désobéissance, la majorité des officiers présents le considèrent comme politiquement responsable de la mauvaise tournure que prennent les combats : en gros, on vous l'avait bien dit qu'il ne fallait pas faire la guerre à Hitler.

La population française n'était pas acquise dans son ensemble à ces vues d'organisation européenne (De défense, quelle actualité ! ), mais certainement que la pression politique était forte et beaucoup, en toute honnêteté, pensaient qu'il fallait sauver la paix.

Il est certain qu'au moment de la débâcle militaire l'opinion majoritaire était : oui, on a eu tort de faire la guerre à Hitler (ce qui était faux, la France officielle de cette époque n'a pas fait la guerre à Hitler, malheureusement). Il est donc certain que ceux qui, comme de Thorenc, avaient milité pendant des années pour s'opposer à Hitler, ont dû s'entendre reprocher "on vous l'avez bien dit".

Dans la période actuelle (Moins dramatique ? L'avenir nous le dira) je ne supporterai pas que celles et ceux qui nous invitaient à participer à la primaire de "La Belle Alliance Populaire" (on ne rit pas !), nous invitent à passer par dessus bord un programme mis à la discussion depuis des mois, cohérent, chiffré, pour une alliance d'appareil avec Hamon, qui ne veulent pas voir que dans le programme "L'Avenir en Commun" il y a beaucoup, beaucoup de ce pourquoi elles, ils ont longtemps milité, qui font la fine bouche sur des questions accessoires, car sur le fond je n'ai rien entendu, je ne supporterai pas qu'en cas de défaite électorale nous disent "on vous l'avait bien dit".

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02 mars 2017

Mes amies, mes amis, dites-le !

Je redis ici mon amusement qu'un léger agacement ne peut supprimer : des amies et amis,

virtuels ou réels, qui ont des convictions socialistes bien ancrées, qui mettaient habituellement

sur FB des avis et des articles à forte teneur politique, un peu frondeurs mais pas

trop, sont depuis quelque temps dans leurs petits souliers. Ils ne parlent plus politique, ils ne

répercutent que des articles faits divers ou vulgarisation (très vulgarisation) scientifique. C'est la

bonne campagne de Mélenchon qui vous chagrine ? C'est si difficile de se prononcer sur un

programme clair ? On voudrait dire qu'on n'est pas d'accord mais l'essentiel de ce que vous

demandiez s'y trouve. Alors, un petit effort, si vous êtes réellement pour un changement

de République, pour une constituante, si vous êtes réellement contre le pouvoir de la finance, si

vous êtes réellement pour que les règles de l'Union Européenne changent, si vous êtes

réellement préoccupés par la situation écologique résultante des gabegies, des malversations,

des gaspillages de l'organisation capitaliste de la production, si vous êtes réellement pour des

mesures immédiates et substantielles pour combattre la pauvreté, si vous êtes réellement pour

que la loi El Khomri, concentré d'attaques contre le monde du travail, soit abrogée, alors

dites-le : je suis insoumise, je suis insoumis, je soutiens le candidat de la France Insoumise.

 

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01 mars 2017

Le corps électoral aux ordres ?

Les appels à l'unité entre Hamon et Mélenchon sont de deux sortes et négligent deux problèmes.

Deux sortes.

1) Il y a la peur justifiée d'avoir la droite ou l'extrême droite au pouvoir.

2) Il y a les vieux réflexes politicards d'appeler à l'union sans souci du contenu mais avec le seul souci de maintenir des positions électorales.

Remarque : parmi les personnes qui s'intéressent à la politique il y a toutes les nuances entre 1) et 2).

Dans les deux cas on a intégré ce que les médias dominants, via les sondages (qui ne se trompent jamais), nous présentent comme une évidence : l'extrême droite sera qualifiée pour le deuxième tour.

Deux problèmes.

1) Actuellement la moitié du corps électoral n'a pas encore décidé de son vote à la présidentielle.

2) Peut-on croire que le corps électoral soit aux ordres et que si on disait aux électeurs potentiels de l'un ou de l'autre candidat "votez pour l'autre" ils le feraient automatiquement ? Sans compter que en cas d'accord sans contenu peu de personnes indécises seront convaincues de voter pour le candidat d'une telle union artificielle.

Donc.

1) La peur n'est jamais bonne conseillère si on ne l'accompagne pas de la réflexion.

2) L'appel à l'union sans contenu est contreproductif.

3) Il y a déjà un rassemblement France Insoumise et PCF en soutien de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Il faut que ces deux organisations s'entendent pour les candidatures aux législatives et que dans les circonscriptions où il y a un sortant de l'une il n'y ait pas de candidat de l'autre. Cet accord électoral est légitime puisqu'il suit l'accord sur la candidature à la présidentielle, alors que l'accord PS-Ecologie est dans la logique inverse et apparaît donc comme un marchandage "politicien".

4) Benoît Hamon prétend avoir une légitimité lui venant de la primaire de "La Belle Alliance Populaire" (on ne rit pas ! ). Mais dans les rangs même du PS sa légitimité est mise en cause. Il y a là un fait antidémocratique que les médias dominants sous estiment mais que le corps électoral, à coup sûr, juge très sévèrement. Les organisateurs de la primaire s'étaient engagés à soutenir le vainqueur et ils se défilent maintenant. On peut penser que c'était prévu d'avance mais abuser de la naïvete, vraie ou fausse, de Benoît Hamon et des citoyens qui on participé à la primaire, est inexcusable et irresponsable. La condamnation de ces agissements ne doit pas nous dispenser d'une réflexion tactique : que peut apporter un désistement pour Benoît Hamon dans ces conditions ?

5) Il faut poser et imposer la question du programme. Le prolongement de cette idée est que les organisations qui soutiennent officiellement la candidature de Jean-Luc Mélenchon, en particulier le PCF, soient plus offensives dans ce soutien.

 

 

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25 février 2017

Il faut banaliser le bien

Deux femmes tsiganes fouillent dans les poubelles d'un supermarché de Follonica, en Toscane. Des employés du supermarché les enferment dans un local grillagé, les insultent, les filment et font partager cela sur les réseaux sociaux. Le dégoût ne doit pas nous empêcher de réfléchir.
La banalité du mal n'est qu'un résultat. Quand des (ir)responsables politiques se disent "décomplexés", leurs complexes étant le peu qui restait de préoccupation sociale dans leur projet politique ; quand des responsables politiques banalisent par exemple les paroles : on ne soignera plus certaines personnes, on ne scolarisera plus les enfants de certaines personnes ; quand tout un système médiatico-politique croit, ou feint de croire, que pour combattre la haine il faut en faire la promotion pour séparer le bon grain de l'ivraie électorale ; quand, dans une campagne électorale majeure ce système médiatico-politique banalise le Front National pour l'identifer, dans une émission de grande écoute, à son ennemi le plus résolu, la France Insoumise ; quand une personne que le système médiatico-politique considère, sans raison, comme le représentant de la communauté juive de France met à égalité les Front National, héritier d'une solide tradition antisémite, et la France Insoumise, héritière avec d'autres d'une solide tradition de combat antiraciste et égalitaire ;... la banalisation du mal est le résultat.
Et si le pouvoir politique devait passer dans les mains de ceux qui banalisent le mal, on peut craindre la guerre civile car des idiots, des fanatiques, des salauds se croiront autorisés à enfermer des gens dans des cages, à sortir des enfants des écoles, à sortir des hôpitaux des malades, à trier entre "bon" français et "citoyens" de deuxième zone (Avis à tous les Ingarao, Garcia, Sanchez, De Boni etc..vous allez en baver pour refaire vos papiers d'identité).
Luttons pour la banalisation du bien !

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31 janvier 2017

Toute honte bue !

Changer les règles du jeu en cours de partie est la plus grande manifestation de félonie.

La primaire de la "Belle Alliance Populaire" (ne rions pas...) à peine terminée, les règles qui devaient lier les participants jusqu'à l'élection présidentielle sont remises en cause par les caciques du Parti "Socialiste".

Il était dit que les participants perdants à la primaire devaient, et leurs soutiens avec eux, s'unir derrière le vainqueur dans la vraie campagne électorale.

Or, non seulement beaucoup parmi les "socialistes" en appellent au retrait, à l'impossibilité de soutenir Hamon, mais nombreux vont soutenir Macron qui n'a pas participé à la primaire.

On voit bien dans quel piège on voulait enfermer Jean-Luc Mélenchon quand on lui proposait de participer à cette primaire, en tentant la flagornerie "Jean-Luc, tu es sûr de gagner" (n'est-ce pas Dany le Rose pâle ?).

De plus le refus de J-L Mélenchon était argumenté avec honnêteté : je ne peux pas m'engager à soutenir le vainqueur de la primaire tant mes options politiques sont opposées à celles du gouvernement et du Parti "Socialiste" (les guillemets sont de moi, je ne peux pas m'en empêcher).

C'est cet argument que les caciques utilisent sans vergogne mais seulement après avoir perdu la primaire.

Toute honte bue !

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13 janvier 2017

Un exemple parlant.

Une fonctionnaire de 43 ans, catégorie B depuis 13 ans, qui a cumulé quelques annuités avant son entrée dans la fonction publique et quelques trimestres de cotisation pendant ses études universitaires, a fait une simulation pour sa retraite à l'âge de 62 ans. Avec les conditions actuelles, c'est à dire celles imposées par la droite en 2003 et signées par la CFDT, celles aggravées par la droite sarkozyste et confirmées par la "gauche" hollandienne, le montant de sa retraite serait environ 650€ par mois, très en dessous du seuil de pauvreté.

Au lieu de demander à Jean-Luc Mélenchon "comment financez-vous les mesures sociales que vous proposez" il faudrait demander à tous les autres candidats comment peuvent-ils envisager que la société française plonge dans un tel état de délabrement.

Non seulement on peut mais on doit financer des mesures sociales permettant à toutes et tous de vivre dignement de son travail et d'avoir une retraite digne.

Votez Jean-Luc Mélenchon.

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08 décembre 2016

J'ai eu envie de pleurer

Mardi 6 décembre, dans une grande galerie marchande, je croise le regard d'un homme, la trentaine. Il est habillé d'une telle manière qu'il est difficile de dire si c'est une volontaire négligence très mode ou si c'est une tenue qui montre une réelle difficulté matérielle. Il tient dans ses bras une petite fille, 4 ou 5ans, qui semble endormie, sa tête posée sur l'épaule et ses bras au tour du cou de l'homme.

Nos regards se sont croisés deux ou trois secondes mais cela a suffit pour que je vois sa détresse. Dehors il fait un froid sévère et dans cette galerie marchande on est un peu à l'abris. Mais les vigiles sont aux aguets. S'il se fait repérer, il sera certainement mis dehors avec sa petite.

Nos regards se sont croisés deux ou trois secondes mais cela a suffit pour que je vois sa peur de se faire repérer.

J'ai continué mon chemin.

Combien de temps encore allons nous accepter de voir cette misère autour de nous ?

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05 décembre 2016

Contre le changement ?

Héraclite le disait déjà il y a quelques dizaines de siècles "on ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve". C'est dire que l'idée du changement est d'une banalité...

Trump, Clinton, Macron, Valls, Renzi, Montebourg, etc..., sans oublier Mélenchon, se disent pour le changement. L'extrême droite, particulièrement la française, dans son entreprise de récupération du vocabulaire de la gauche progressiste se veut aussi pour le changement.

Hier les italiennes et les italiens ont, à 60% dit non au référendum constitutionnel. Un collaborateur du premier ministre italien, Matteo Renzi, collaborateur qui est dans les rouages du système politique européen depuis pas mal d'année, commente ainsi sur France Inter le résultat : les électrices et les électeurs se sont prononcés majoritairement contre le changement.

Est-il si difficile de comprendre que la question n'est pas le changement mais le contenu du changement ? Que les "réformes" contre lesquelles s'est mobilisée une large partie de la population en France sont des contreréformes et que les gens veulent du changement mais pas celui-là ?

Autrefois le monde politique se partageait entre progressistes et conservateurs. Aujourd'hui le langage politique est complètement perverti. L'extrême droite utilise sans vergogne certains mots revendicatifs de la vraie gauche. La "gauche" qui se dit de gouvernement prétend défendre les valeurs de la République, mais, changement oblige, elle ne fait que les fouler aux pieds en justifiant cela par une nécessaire mise à jour. La droite a un discours semblable et, changement oblige, ce que la "gauche" a fait comme sale boulot, lui permet d'aller encore plus loin dans le sale boulot de destruction des lois sociales fondamentales.

Donc il n'y aurait plus de conservateurs ? Tout le monde est pour le changement. Mais l'entourloupe est : le changement n'est pas synônime de progrès social.

Changer oui ! Neuf millions de pauvres en France, pays riche, il faut changer cela ! Plusieurs millions de chômeurs, il faut changer cela mais pas en obligeant celles et ceux qui ont un travail à travailler plus pour gagner moins, à retarder indéfiniment l'âge du départ à la retraite (ce que la "gauche" fait et que la droite veut faire encore plus) ! Plusieurs millions de travailleurs pauvres, il faut changer cela ! La France détient le record des dividendes partagés aux actionnaires il faut changer cela ! Quatre-vingt milliards détournés par les gros fraudeur fiscaux, il faut changer cela ! L'économie est malade de l'appartenance à la zone euro et à l'Union Européenne, il faut changer cela ! Le système politique français est malade du manque de démocratie, il faut changer cela.

Une seule candidature avec un programme sérieux pouvant ouvrir la voie au changement est celle de Jean-Luc Mélenchon.

Lisez le programme qui vient de sortir en librairie. C'est le seul candidat qui présente un programme écrit et détaillé.

Je suis pour le changement.

 

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04 décembre 2016

Élection piège à cons, non ! Mais primaire, si !

Chère amie,
Quand on s'est planté comme vous, les sympathisants socialistes, vous vous êtes plantés en 2012, je n'ai pas la cruauté de reprendre tous les éléments du débat mais en gros les bonnes paroles du candidat Hollande suffisaient et nous, les soutiens de la candidature de Mélenchon, étions de mauvais coucheurs, voire des traîtres, quand on s'est planté de la sorte on devrait faire un peu profil bas.
En 2002 déjà, quand le triste Le Pen est arrivé au deuxième tour, l'erreur d'analyse, qui peut être mortelle pour la démocratie, était déjà là : au lieu de reconnaître que l'élimination de Jospin au premier tour était due à sa politique, aux résultats ou au manque de résultats de cinq ans de sa direction du pays, par exemple aux privatisations plus importantes que celles réalisée par la droite sous Balladur, à sa manière de mener sa campagne électorale cherchant à prendre sur l'électorat de droite (je ne suis pas un candidat socialiste disait-il) au lieu de reconnaître tout cela on a mis l'échec sur le compte des candidats de gauche qui n'approuvaient pas le bilan de Jospin. Comment faire, dans la Ve République, si on n'approuve pas le bilan du sortant pour voter comme il nous semble juste de voter ? Voter pour le sortant c'est l'encourager à poursuivre et aggraver une politique jugée mauvaise et, en fin de compte, ouvrir un boulevard à la droite et à l'extrême droite.
Tu me diras que le sortant s'est disqualifié de lui-même pour 2017. Mais Hollande n'est pas le seul responsable de l'échec de son quinquennat. Nous sommes de plus en plus nombreux à dire que nous ne voterons plus pour un candidat issu ou allié avec le Parti "Socialiste", et cela vaut aussi pour les législatives.
Le seul élément positif que je retiens de ton mot est que tu ne veux pas du Front National ni de la droite au pouvoir. Bonne intention ! Tu peux me créditer, et le contraire serait très insultant, d'avoir la même bonne intention que toi, et de l'avoir chevillée dans le cerveau comme tu ne peux l'imaginer. C'est donc la moitié de la raison pour laquelle je suis pour soutenir Mélenchon car il est le seul à gauche à qui on ne peut reprocher la moindre responsabilité dans l'échec désastreux du quinquennat Hollande. L'autre moitié de la raison, et, comme dans un couple fusionnel, chaque moitié vaut le tout, est le programme de la France Insoumise, mouvement qui soutient la candidature Mélenchon. Ce programme mérite qu'il soit connu et discuté. Ce n'est pas le "concours de beauté" de la primaire, telle qu'elle se dessine, ou le but sera justement de faire oublier la part de responsabilité de chacun et de surtout rester dans des généralités concernant le programme qui pourra dégager une candidature devant faire échec à la droite. C'est la dernière fois où nous avons la possibilité de barrer la route à l'extrême droite. "Gauche" et droite se sont alternées au pouvoir, et pas seulement en France (on peut remarquer qu'à l'époque Jospin, douze pays sur quinze de l'Union Européenne étaient gouvernés par la "gauche"). La seule alternative crédible pour un vrai changement à gauche est la candidature de Mélenchon. Dans tous les autres cas nous aurons l'extrême droite au pouvoir, Fillon étant peut-être la dernière marche dans cette descente infernale.

La dernière phrase de ton commentaire est un peu insultante et aussi un peu "stalinienne" : tu m'intimes l'ordre de me taire. Inutile de te dire que je n'en ferai rien. Quant à la formulation de cette dernière phrase, outre le fait que je l'entends depuis des décennies (comme quoi on croit faire jeune mais..non), c'est l'argument de ceux qui manquent d'arguments : tais-toi communiste ! Je mets la formulation sur le compte d'une certaine dysharmonie entre une attitude qui se voudrait toujours dans la sortie de l'adolescence et l'âge réel qu'il faudrait prendre en compte. Se faire traiter de vieux communiste est pour moi plus en accord avec mon âge, mais je peux te dire que, si je ne suis plus encarté depuis au moins vingt ans, je garde les idées de mes vingt ans. Oui, il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis. Mais, slogan contre slogan, il n'y a que les traîtres qui en changent. En réalité il n'y a que le débat qui peut et doit trancher. Et le débat demande que l'on tienne compte des arguments. En ce sens il y a un grand déficit en ce qui concerne Mélenchon. Il est le seul à fournir à l'opinion un programme détaillé à discuter, mais, c'est la nature même de la primaire, on veut enfermer l'électorat dans des choix tactiques sans lien avec le programme. Élection piège à cons, non ! Mais primaire, si !

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01 décembre 2016

Rien de rien !

Dans une chanson des années 60 ou 70 on se moque de la manière de trouver des qualités au défunt à qui, de son vivant, on reprochait tous les vices imaginables.

François Hollande vient à peine d'annoncer sa mort politique que déjà on entend les "importants" de la classe politique et médiatique dire que l'Histoire reconnaîtra ce que la France doit à ce président, qui est le plus mal aimé de la Ve République.

Difficile de voir ce que l'Histoire retiendra de positif de ce quinquennat, du moins du point de vue de la vraie gauche, du point de vue des électrices et électeurs qui on voté pour François Hollande en 2012.

Ainsi François Hollande est le seul président sortant qui ne peut pas se représenter devant les électeurs. Quel échec historique !

Il est intéressant de comparer avec Nicolas Sarkozy, qui a certes perdu dans sa tentative de réélection, ce qui signifie que son bilan n'était pas bon aux yeux des électeurs, mais qui a pu tout de même se représenter sans qu'il n'y ait d'objection dans son camp.

Nicolas Sarkozy a appliqué son programme mais pas tout son programme car il a eu à faire avec l'opposition populaire de plus en plus massive, par exemple lors de la réforme des retraites. Il a donc mécontenté une partie de son électorat mais il a gardé la confiance d'une grande partie de son électorat. Ce qui explique sa défaite mais aussi qu'il ait pu se représenter.

François Hollande a eu pratiquement tout le temps la volonté d'agir à front renversé. Même quand des réformes positives comme le mariage pour tous ont été réalisées, il en a ternie la signification par des déclarations déplacées, par exemple en disant que les maires pourraient refuser de célébrer ces mariages : un président de la République qui dispense les maires d'appliquer la loi !

Dans les domaines social et économique l'expression "front renversé" est encore plus appropriée pour l'appréciation de quinquennat de François Hollande. L'absence de politique véritablement coercitive contre la fraude fiscale, la loi Travail sont deux exemples significatifs. En politique étrangère aussi François Hollande a poursuivi en l'aggravant la politique de Nicolas Sarkozy. Interventions nombreuses, coûteuses en vies humaines et en matériel, intégration accrue dans la politique agressive de l'OTAN, alliances douteuses avec des pays qui non seulement ne respectent aucune des valeurs de la démocratie, valeurs qui sont toujours mises en avant pour justifier les interventions de la France, mais qui sont les soutiens logistique d'organisations terroristes responsables d'attentats dans notre pays.

La première des promesses trahie a été la signature d'un traité européen qui, pendant la campagne électorale on disait vouloir renégocier.

Donc notre président sortant a totalement déçu son électorat sans pouvoir séduire l'électorat de droite car on préfère toujours l'original à la copie.

Le fait qu'il renonce à se représenter n'a pas une grande importance pratique. Il n'avait aucune chance d'être réélu et même très peu de chance de remporter la primaire du Parti "Socialiste".

Mais il est important de dire que rien dans ce quinquennat ne sera retenu positif !

 

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21 novembre 2016

Que nous dit la fillonnite en cours ?

Le bon résultat de Fillon au premier tour de la primaire à droite revêt deux aspects significatifs.

1- L'élimination politique de Sarkozy, évidence largement partagée par l'opinion et par l'ensemble des médias. Fillon remplace avantageusement Sarkozy : même posture d'intransigeance sans l'inconvénient des casseroles judiciaires.

2- Moins remarqué est l'aspect que je veux développer ici. L'élimination politique de Sarkozy aurait pu se faire par la mise en avant de Juppé. Un nombre non négligeable de personnes de sensibilité de gauche ont participé à la primaire et la consigne était : votez Juppé. Malgré cela, l'électorat de droite a suffi pour donner tout de même l'avantage à Fillon.

Juppé est probablement apparu pour cet électorat comme un Hollande de droite, c'est à dire comme un candidat qui n'appliquerait pas son programme, par ailleurs très semblable à celui de Fillon mais moins détaillé.

Fillon donne l'impression, et je le crois, qu'il va appliquer de manière systématique, s'il est élu, ce qu'il annonce en tant que candidat.

Il y a donc cet aspect nouveau : on ne fait plus confiance aux candidats, on veut un programme bien établi et avec une assurance (que l'on ne peut avoir formellement, mais seulement par la posture affichée par le candidat) que le programme sera bien appliqué.

En ce sens le résultat positif de Fillon n'est pas comparable à l'élection de Trump. L'électorat populaire américain, du moins le peu de l'électorat populaire qui vote, a émis un vote de ras le bol, de condamnation du système (en élisant un produit du système, mais cela est le résultat de la fausse démocratie du système politique en vigueur).

Fillon bénéficie de l'image qu'il a su incarner d'un homme politique de conviction sans compromission.

Pour nous, peuple de la vraie gauche, qui sommes conscients de la dureté thatcherienne (Fillon a trente ans de retard) du programme de la droite, la leçon doit être : oui à un candidat qui a un programme clair, qui ouvre une perspective de progrès social, de changement fondamental du système politique, qui a une posture de résolution dans l'application du programme proposé, qui n'a pas de compromission d'aucune sorte avec le pouvoir "socialiste" sortant.

J'appelle donc à soutenir et à voter pour Jean-Luc Mélenchon.

Posté par Angelo Ingarao à 15:24 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Elles, ils ne comprennent toujours pas !

Tout le monde a le droit à exprimer des opinions. Mais il y en a qui sont plus "égaux" que les autres aussi dans le domaine de la liberté d'expression. Ainsi des actrices, acteurs, chanteuses, chanteurs, etc...ont co-signé un texte de soutien à François Hollande. Encore une fois, c'est leur droit. Mais ce qui n'est pas normal c'est l'écho condescendant de toute la presse, on en fait un évènement.

Soyons populistes ! Combien de ces signataires sont touchés par le travail le dimanche ? Par la loi "El Khomri" qui s'attaque au code du travail ? Combien de ces signataires vivent avec le SMIC ? Combien vivent en dessous du seuil de pauvreté ? Combien envoient leurs enfants ou petits enfants à l'École Publique ? Combien fréquentent le Pole Emploi ? Combien ont dû renoncer à une visite chez le dentiste, chez le médecin ? Combien se saignent aux quatre veines pour que leurs fille ou leur fils puisse poursuivre des études ? Leurs filles ou leurs fils sont-ils ces étudiants qui se crèvent en travaux précaires et épuisants pour pouvoir poursuivre leurs études ?

Mesdames, Messieurs, le texte que vous avez co-signé me fait le même effet de dégoût que l'expression "les sans dents".

Posté par Angelo Ingarao à 09:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 novembre 2016

Vous reprendrez bien un filet de Macron

Avant hier on a appris que ce qu'on nous annonçait depuis des semaines allait arriver : Macron allait se déclarer candidat à la présidentielle. Toute la journée le cœur des journaux radio-télé a été l'annonce de l'annonce qui nous avait été annoncée. Hier, toute la journée, le cœur des journaux radio-télé a été l'annonce que l'annonce qui nous avait été annoncée a eu lieu. Je me disais qu'aujourd'hui les journaleux et journaleuses passeraient à autre chose. Au premier journal que j'écoute le matin sur France Culture (même là) de quoi me parle-t-on : de l'annonce qui avait été annoncée et...Merde !

Posté par Angelo Ingarao à 06:55 - Commentaires [0] - Permalien [#]

09 novembre 2016

Bonnet noir et noir bonnet

Ma colère est maximum, mes craintes pour les peuples sont très grandes, mon chagrin est insondable, et cela ne date pas d'aujourd'hui, jour de l'élection de Trump.

Il y bien longtemps que je peste contre ce foutu système qui nous conduit aux impasses démocratiques illustrées par l'élection de Trump.

Que le peuple américain en soit réduit à choisir entre la va-t-en guerre Clinton et le sinistre clown Trump, c'est cela qui alimente ma colère.

Que le peuple français en soit réduit à devoir choisir parmi tous les politicards de droite ou de "gauche" qui nous on conduits à notre situation catastrophique pour échapper au cauchemard Le Pen, c'est cela qui alimente ma colère.

Alors Trump ou Clinton, on s'en fout. Ce qu'il nous faut, en France, c'est une VIème République pour que le peuple prenne le pouvoir, pour que la démocratie (re)trouve concrètement son sens etymologique.

Posté par Angelo Ingarao à 13:36 - Commentaires [2] - Permalien [#]