Les joueurs de bridge connaissent cette façon d'obliger l'adversaire à jouer perdant : le squeez.

À la seconde même où Jean-Luc Mélenchon dirait "Je me retire en faveur de Benoît Hamon", l'appareil du P"S" finirait de jouer la farce du soutien à Hamon pour passer avec armes et bagages dans le soutien ouvert à Macron. Tout le système médiatico-politique nous expliquerait que le seul vote utile contre la droite et l'extrême droite serait le vote Macron dès le premier tour.

Comme Jean-Luc Mélenchon est déterminé à se présenter, l'appareil du P"S" continue à jouer la farce du soutien (comme la corde soutien le pendu) à Hamon, dans le but de favoriser la présence de Macron au deuxième tour, car Hamon va inévitablement prendre quelques voix à Mélenchon.

Ils, ces politicards habitués des magouilles des congrès P"S",  pensent qu'ils nous squeezent.

Mais l'élection n'est pas (encore) un jeu de cartes, ni un congrès P"S". La candidature Mélenchon empêche pour le moment que l'appareil du P"S" puisse se déclarer ouvertement pour Macron, ce qui contrarie grandement son plan. Elle empêche le système médiatico-politique (dont les milliardaires propriétaires ont déjà pris position pour Macron) d'appeler ouvertement au vote Macron dès le premier tour. Deux bonnes raisons qui seraient suffisantes pour maintenir la candidature Mélenchon.

Mais la bonne raison supplémentaire est que la victoire de la France Insoumise est réalisable.

Les batailles que l'on perd à coup sûr sont celles qu'on n'engage pas.

Il est clair que si on souhaite vraiment la défaite de la droite et de l'extrême droite, la défaite de Macron, Fillon, Le Pen, il faut demander à Benoît Hamon de retirer sa candidature.