Le ministre Nicolas Hulot a repoussé de plusieurs années la fermeture de nombreuses centrales nucléaires argumentant que, en cas de fermeture, il faudrait augmenter la production d'électricité avec des centrales thermiques, donc augmenter l'émission de CO2, ce qui serait mauvais pour le climat.

Admettons la thèse de la responsabilité anthropique du dérèglement climatique par l'émission de gas carbonique.

Remarquons que la résolution de ce problème ne peut être que mondiale. La France ne représente que 1% de la population mondiale. Si la France s'arrêtait de vivre cela n'aurait pratiquement aucun impact sur le climat. Alors une légère augmentation de CO2 français par des centrales thermiques...

Il est donc parfaitement illogique de repousser la fermeture de centrales nucléaires de plus en plus dangereuses car vieillissantes par la question climatique.

Il faut avoir le souci de développer les sources d'énergie alternatives et renouvelables. C'est la voie pour à la fois pouvoir se passer à terme du nucléaire et de réduire à terme les émissions de gas carbonique.

Plus généralement, dans les accords internationaux sur la question, il faudrait remplacer l'objectif de réduction d'émission de CO2, dont la réalisation est mise en échec par toutes sortes de contournements et de trafics sur la marchandisation de l'autorisation à émettre du gas carbonique, par l'objectif d'augmenter la part de production énergétique par des sources alternatives ou renouvelables.

Différents pouvoirs, politiques mais aussi économiques, se défaussent de leurs responsabilités en matière de questions sociales, de questions géostratégiques, sur la question climatique.

La question climatique, mal posée ou moyen de défausse, est contre productive.