Scène I

-Allo Vlad, salut c'est Donald. Tu sais, le coup du bombardement chimique, ils me disent que c'est sûr, c'est ton copain Bachar.

-Salut Donald, da, on te dit que c'est Bachar mais tu sais qu'il est à deux doigts de finir le boulot, alors, le bombardement chimique, ça tient pas la route.

-Yes Vlad, je comprends, mais tu sais, ici ils me tiennent les jarrets comme des chiens avec l'affaire de l'aide que tu m'aurais donnée pour mon élection, je ne peux pas me permettre de ne pas réagir...Il faut que je bombarde un peu, pour la forme, enfin, pour la forme... On va tout de même envoyer des missiles.

-Vous, les amerloks, vous êtes toujours pareil...Comme dans les films de cowboys, le doigt sur la gâchette. Attention aux dégâts collatéraux, je ne peux pas me permettre d'avoir des russes tués. Vise bien...

-Je vais demander, enfin, exiger de Mac Ron et de Theresa qu'ils s'associent à l'attaque, ça aura plus de gueule et on ne pourra pas m'accuser de faire tout seul le gendarme.

Scène II

-Allo Mac Ron, ici Donald. Alors tu as entendu, on peut bombarder Bachar, enfin, envoyer quelques missiles. Si je ne faisais rien on m'accuserait d'être tendre avec les russes, mais on ne peut pas les taper directement, alors Bachar ça fait l'affaire et Vlad n'en est pas trop fâché, ça lui permet de rouler un peu les mécaniques, c'est comme ça que vous dites en France ?

-Bonjour mon cher Donald, vous permettez que je vous dise mon cher ? Vos désirs sont des ordres et en plus ça m'arrange pas mal en ce moment. Des grèves partout, chute dans les sondages...J'ai voulu montrer un peu les muscles à Notre Dame des Landes mais ça n'a pas fait beaucoup diversion, au contraire. À propos de diversion, samedi il y a un grosse manif prévue contre moi à Marseille, si on bombardait juste avant ce serait un bon coup médiatique.

-I don't understand ce que tu mes racontes, montrer tes muscles à ta dame...Enfin, si ça peut t'aider, on bombarde vendredi dans la nuit. J'en parle à Theresa. Mais tu ne m'envois pas de la camelote, je veux des missiles sérieux.

-Oui mon cher Donald, ce sera du premier choix, et mes constructeurs d'armes en seront ravis.

Scène III

-Allo Theresa, darling, ici Donald. Ton affaire d'attentat chimique ça n'a pas fait suffisamment de diversion dans tes problèmes politiques internes. Que penses-tu d'un bombardement en Syrie ?

-Hello Donald, oui, ma situation politique n'est pas très bonne et virer quelques diplomates russes n'a pas suffi à l'améliorer. Je te promets une bonne rasade de missiles pour accompagner les tiens. On ne dira pas que je fais moins que notre regrettée Thatcher.

Scène IV

Les puissances occidentales, dans leur volonté de défendre les valeurs de la démocratie et de lutter contre les dictateurs criminels, bla, bla, bla...