Les mauvais médecins combattent les symptômes et ignorent les causes. C'est ainsi que l'on peut voir les prises de position majoritairement mises en valeur dans les médias dominants en ce qui concerne la problématique du mouvement migratoire.

Des populations relativement importantes (en valeur absolue, par rapport à la population mondiale ce n'est pas une marée irrésistible...) se déplacent et cherchent dans d'autres pays un mieux vivre, plus de liberté, le salut face à des menaces mortelles.

Tout d'abord il faut accorder à ces populations tout ce que le droit humanitaire que la France, les USA, les pays européens sont si prompts à se vanter de défendre et de représenter. Les "valeurs", "l'état de droit", sont les éléments de langage très utilisés par les pays dominants. Qu'ils les appliquent donc en ce qui concerne l'accueil des migrants.

Il faut ensuite diagnostiquer les causes de cet état de fait.

Les pays dominants s'immiscent dans les affaires des autres pays dominés économiquement. Les pressions économiques sont flagrantes. Les ingérences se font sans aucune retenue. On bombarde, on mène des guerres plus ou moins ouvertes, on soutient des despotes qui sont à la solde des grandes compagnies capitalistes et exploitent leurs peuples au profit des ces compagnies.

Quand on sait comment les États Unis interviennent depuis des décennies en Amérique Latine pour favoriser leurs intérêts économiques on ne peut qu'être révolté par l'idée d'un mur anti immigré à la frontière avec le Mexique.

Quand on sait comment la France intervient militairement dans plusieurs pays d'Afrique on ne peut qu'être révolté par les propos et agissements de notre président et de notre ministre de l'intérieur : expulser, refouler les migrants est leur obsession.

Il est urgent de modifier en profondeur la nature des échanges internationaux, particulièrement avec l'Afrique et l'Amérique Latine.

Les pays dominants doivent arrêter le pillage économique. Il faut promouvoir des échanges bilatéraux sur la base d'intérêts communs. Il faut cesser l'ingérence économique et politique et donc cesser les interventions militaires sans mandat légal de l'ONU.

Il faut donc combattre le capitalisme.