Les luttes sociales, bien qu'insuffisantes pour contrer la politique anti-populaire des macronnistes, sont une épine dans le pied du président Micron.

Les provocations-utilisations des violences lors des manifestations sont évidentes. On a voulu discréditer le mouvement social en lui attribuant la responsabilité des violences. L'argumentaire gouvernemental s'est beaucoup servi de ce thème.

Or quand on regarde les vidéos des manifs prises sur le vif on voit que la violence est d'abord policière et que cette violence est la conséquence de consignes données au niveau politique : il faut intimider et provoquer.

Dans ce contexte on comprend mieux les agissements de Benalla et de Crase, les deux pieds nikelés qui se prennent pour les chefs suprêmes de la police et on comprend mieux l'attitude des vrais policiers qui se laissent diriger par Benalla : ils ont des consignes et Benalla et Crase les commandent selon ces consignes. Le commissaire Mizerski, vrai policier haut gradé présent lors des faits reprochés aux deux cowboys élyséens est d'une passivité qui est en fait un encouragement. Il explique qu'il "ne concevait pas de faire la moindre observation à celui qui était, à ses yeux, un personnage de première importance".

Il est donc clair que :

1) les consignes étaient provoquer, intimider ;

2) que ces consignes étaient données au plus haut niveau.

Le président Micron fanfaronne sur un ton mussolinien en disant qu'il est le seul responsable en voulant, par cette bravade, réduire l'affaire à un petit problème sans importance que l'opposition monte en épingle.

Oui, il est responsable en chef, mais pas le seul. Les ministres, à commencer pr Collomb et Castaner, sont responsables. Les députés "La République en Marche (arrière)" qui sont godillots jusqu'à la caricature, tous ceux qui encouragent Micron dans sa ridicule posture "jupitérienne" sont responsables.

L'affaire Benalla est le symptôme d'un grave dysfonctionnement de l'exercice du pouvoir.

Il est aussi le révélateur d'une politique basée sur le mépris de la République et du peuple.