Les compromis
Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu'ils en chérissent les causes. Jacques-Bénigne Bossuet
À la cérémonie des vœux du maire de mon village était invité le maire de Bourg-en Bresse, réélu brillamment au premier tour le 19 mars 2026. Dans une brève allocution il a défendu implicitement la politique au niveau national de son parti, le Parti Socialiste. Il a parlé de compromis, de recherche du consensus, de nécessité pour que la France ait un budget. Il défendait donc clairement le choix du PS de ne pas s'opposer au gouvernement et donc d'en accepter les choix budgétaires.
Malheureusement cette vision est trop partagée par l'opinion publique, soumise à un matraquage médiatique sur le thème-chantage "si la France n'a pas de budget elle est bloquée".
Les choix budgétaires se traduisent par des réductions de financement pour la santé publique, pour l'école publique, pour la culture. Ils se traduisent aussi par des restrictions budgétaires qui impactent la gestion des communes.
Des milliers de lits d'hôpital et des milliers de postes d'enseignants sont supprimés alors que les besoins sont loin d'être satisfaits.
Dans mon village l'école est menacé de suppression d'une classe. Les enseignantes et enseignants feront grève...
La situation politique du pays, là où nous a conduit le macronisme et là où se complait le PS, entraine l'opinion publique à accepter un budget et se plaindre de ses conséquences.
À la cérémonie des vœux du maire je me suis retenu de réagir aux mots de M.Debat. Regrets ?